À voir le jeudi 25 juillet - Amitié épistolaire

New York, à la fin des années 1940. Helene Hanff, une aspirante dramaturge, vient de subir un énième refus. Dans ses tiroirs, les pièces non produites s’accumulent. Pour parer à la déprime, elle se plonge dans la lecture, son refuge, son sanctuaire. Amoureuse des classiques anglais, mais également curieuse de découvrir des ouvrages plus obscurs, elle ne parvient pas toujours à trouver ce qu’elle cherche dans les librairies de la Grosse Pomme. Aussi, lorsqu’elle tombe sur une petite annonce d’un libraire londonien offrant un service de vente par correspondance, Helene est ravie. De l’autre côté de l’Atlantique, Frank Doel reçoit la première commande de cette nouvelle cliente. Graduellement, les missives s’allongent alors que la lectrice et le commerçant développent une profonde amitié par lettres interposées.

 

Tiré des mémoires de Helene Hanff, le récit de 84 Charing Cross Road (l’adresse de la librairie) s’étale sur un peu plus de vingt ans à coups de vignettes vives et chaleureuses. Écrit par Hugues Whitmore (Elizabeth R), le scénario multiplie les ellipses habiles et maintient un ton à la fois nostalgique et guilleret. Que de délicatesse et de sensibilité dans cette histoire somme toute simple, mais très riche sur le plan humain.

 

Mis en scène sans afféterie, avec un accent marqué sur les acteurs qui confine parfois au procédé théâtral, le film dégage un charme suranné certain et bénéficie d’une interprétation remarquable. En effet, c’est un bien beau et bien touchant pas de deux qu’offrent aux cinéphiles Anne Bancroft (Le lauréat) et Anthony Hopkins (Le silence des agneaux). Dans le rôle de l’épouse effacée de ce dernier, Judi Dench dispose également de quelques bonnes scènes. À noter que le film fut produit par nul autre que Mel Brooks (Frankenstein junior, Spaceballs), comme un cadeau pour sa femme Anne Bancroft.

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