À voir le mardi 2 juillet - « J’en voudrais encore »

Publié en 1838, Oliver Twist n’est que le second roman de Charles Dickens. Le relire, c’est constater combien grande était déjà la maîtrise de l’auteur et combien définis étaient déjà ses schémas et thèmes fédérateurs. Adapté des dizaines et des dizaines de fois en court, en long, en animé, en muet et en parlant, les péripéties d’Oliver Twist ont inspiré un chef-d’oeuvre au cinéaste David Lean, qui adapta le roman en 1948, et un classique de la comédie musicale à Carol Reed, Oliver!, vingt ans plus tard. Par la suite, le petit écran multiplia les versions. Puis, en 2005, Roman Polanski décida qu’il était temps pour Oliver Twist de regagner le grand écran.


De concert avec son scénariste du film Le pianiste, pour lequel il avait reçu la Palme d’or et l’Oscar de la meilleure réalisation, Polanski s’attela à élaguer ce qui pouvait l’être tout en préservant l’esprit du roman. Le but, comme il le dit souvent à l’époque, était de tourner un film que ses jeunes enfants pourraient voir.


Soignée et précise, son adaptation ne compte pas parmi ses plus grands films, mais elle se compare avantageusement aux précédentes versions. C’est-à-dire que, si l’on cherche parfois en vain la touche polanskienne, atténuée à dessein, il n’en demeure pas moins que le produit fini est d’une qualité irréprochable à tous égards.


Bien interprété par le jeune Barney Clark et par une distribution de vieux pros anglais, l’ensemble est cela dit dominé par le toujours excellent Ben Kingsley (Gandhi, Hugo), un Fagin mémorable.

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