À voir le lundi 1er juillet - Qui a tué Elizabeth short ?

Los Angeles, le 15 janvier 1947. Une passante s’immobilise devant un terrain vague, croyant avoir aperçu un mannequin démantibulé. Horreur: il s’agit plutôt d’un cadavre démembré, celui d’Elizabeth Short, une aspirante actrice. Baptisée «le Dahlia noir» par la presse à cause de sa tignasse couleur de jais et du film policier The Blue Dahlia, Elizabeth Short connaît à titre posthume la notoriété qui lui a échappé sa vie durant. Chez les policiers, dans les médias, les conjectures vont bon train, mais l’enquête n’aboutit pas.


Aux États-Unis, l’affaire du Dahlia noir demeure l’un des crimes non résolus les plus célèbres. James Ellroy s’en est inspiré pour son roman du même nom publié en 1987.


Près de 20 ans plus tard, Brian De Palma s’est vu confier le soin de mettre en scène une adaptation cinématographique. En plus d’aller de soi, l’association de l’auteur de L.A. Confidential et du réalisateur du film Les incorruptibles promettait d’engendrer une oeuvre pâmante. Tel ne fut pas le cas, mais pour des raisons hors du contrôle des deux hommes.


Embauché par la production, De Palma dut composer avec la distribution qu’on lui imposa. Dans les rôles d’un policier tête brûlée et de son épouse au passé trouble, Aaron Eckhart et Scarlett Johansson se débrouillent bien. Le problème vient de l’acteur principal, Josh Hartnett, un narrateur dénué de charisme. Dans le rôle de la femme fatale, Hillary Swank s’amuse ferme, mais le postulat de l’intrigue veut qu’elle soit le sosie de la victime jouée en flash-back par Mia Kirshner. Or les deux actrices ne se ressemblent pas le moins du monde. Si vous arrivez à passer outre cela, les directions photo et artistique, et surtout la réalisation s’avèrent souvent éblouissantes.

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