À voir le lundi 24 juin - La guerre de l’opinion publique

Tous les coups - ou presque - étaient permis afin de faire dérailler le projet de mine d’uranium d’Uracan Ressources en Minganie. Uranium P.Q. montre la guerre de nerfs opposant Minganie sans uranium, un groupe de citoyens opposé à l’exploration et à l’exploitation de l’uranium au Québec, et une société minière vancouvéroise qui lorgnait le métal radioactif de la Basse-Côte-Nord.


Les cinéastes Stanley Brown et Luc Cyr passent d’un côté à l’autre de la ligne de front de la guerre de l’opinion publique opposant le fondateur de Sept-Îles sans uranium, Marc Fafard, et le porte-parole de la société Uracan, Yvan Loubier.


La franchise de Marc Fafard fait d’Uranium P.Q. un long-métrage incontournable pour saisir comment un groupe de citoyens, à coups de gestes d’éclat, réussit à avoir la peau d’un projet de mine d’uranium défendu par la plus importante firme de relations publiques au pays, National.


Les opposants au projet d’exploration et d’exploitation uranifère n’hésitent pas deux secondes à miner la crédibilité du professeur à l’Université de Sherbrooke Marcel Lacroix, qui a le malheur d’animer des sessions d’information sur l’exploitation de l’uranium à la demande de l’ancien député bloquiste Yvan Loubier. Interrompu, tourné en ridicule, traîné devant l’Ordre des ingénieurs du Québec, il gardera un goût amer de son saut dans le débat public. Tout comme le père responsable de l’association de ringuette de Havre-Saint-Pierre, poussé aux larmes par un sympathisant de Minganie sans uranium. Celui-ci le montre du doigt pour avoir accepté une subvention de 100 000 $ d’Uracan.


Uracan perdra la bataille de l’acceptabilité sociale, qui apparaît incontournable pour l’envol en douceur d’un projet d’exploitation de ressources naturelles.


Uranium P.Q. a été présenté en grande première au Festival du film de Sept-Îles en janvier, puis au Rendez-vous du cinéma québécois de Montréal. Il est aussi en ligne sur Tou.tv.

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