À voir le jeudi 16 mai - L’envers de l’envers du décor... genre

Chili Palmer est ce qu’il convient d’appeler un type louche. Redoutable prêteur sur gages, il agit en outre à titre de «recouvreur» pour le gangster Ray «Bones» Barbonni, un personnage encore moins recommandable que lui. Or Chili a un rêve. En effet, il verrait volontiers sa vie rocambolesque portée au grand écran. Voilà qui est plus facilement dit que fait.


Un jour, tel un signe du destin, Chili se retrouve face à un producteur de films. Un producteur de films de série B, mais un producteur quand même. Il s’appelle Harry Zimm et il doit une forte somme, comme on dit, au patron de Chili. On connaît la suite? Oui et non.


En effet, si l’on ne doute jamais trop de ce que Chili réussira à atteindre son but, la manière dont il s’y prend pour parvenir à ses fins s’avère, elle, imprévisible à souhait, et fort distrayante. Entouré d’une galerie de personnages secondaires plus colorés les uns que les autres, Chili a paradoxalement vite l’air du gars le plus ordinaire du lot.


Défilent ainsi à l’écran caïds endurcis, vedettes établies et stars sur le retour, gardes du corps en goguette, assistants et sbires de tous poils. Pour les incarner, le réalisateur Barry Sonnenfeld (La famille Adams, Les hommes en noir) a eu la main heureuse en réunissant une distribution aussi prestigieuse que bigarrée comprenant Gene Hackman, Rene Russo, Danny DeVito, Bette Midler, James Gandolfini, Dennis Farina, etc. Dans le rôle de Chili Palmer, John Travolta s’amuse ferme sans trop en mettre. Il s’agit de l’une de ses bonnes interprétations.


Adapté d’un roman d’Elmore Leonard (Loin des regards, Jackie Brown), C’est le petit qu’il nous faut maintient un humour oscillant constamment entre le noir, le loufoque et le pince-sans-rire. Le cocktail est irrésistible. Sortie deux ans plus tard, la suite Be Cool ne lui arrive pas à la cheville.

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