À voir le mardi 29 janvier - L’industrie de la beauté récompensée

Belle idée que cette série Web documentaire qui se penche sur l’industrie de la beauté féminine à divers endroits dans le monde, et le pendant télévisuel du premier volet présenté en ligne qui nous emmène au pays roi des reines de beauté, le Venezuela.

 

On y explore d’un angle sociologique les diktats de beauté qui s’imposent dans les régions visitées, sans pour autant porter un regard désapprobateur sur ces phénomènes souvent dénoncés par les féministes. C’est du moins l’impression qui se dégage à l’écoute de ce premier volet qui dresse un panorama de la deuxième industrie d’importance au Venezuela, tout de suite après le pétrole: celle de la beauté féminine, au sens large, et tout particulièrement celle qui mène aux concours de beauté.

 

Le réalisateur (et chef d’orchestre de ce projet télé et Web) Orlando Arriagada se contente de nous faire découvrir le phénomène social et économique des «Miss» et du mannequinat de façon plutôt descriptive et lisse, laissant au spectateur le loisir de se forger sa propre opinion. Le volet Web nous semble toutefois nettement plus riche en informations et critiques de cette industrie particulière, avec la philosophie qui la sous-tend.

 

Devenir une reine de beauté est un rêve pour la plupart des jeunes filles et leurs parents, et une ambition réelle pour bon nombre d’entre elles. Comme l’explique l’une des nombreuses directrices d’écoles de «Miss» destinées aux fillettes d’âge scolaire (et même préscolaire), «lorsqu’une Vénézuélienne apprend qu’elle donnera naissance à une fille, elle espère pouvoir en faire une Miss».

On rencontre donc plusieurs candidates aux titres de beauté et certaines lauréates qui expliquent leur histoire, mais aussi des spécialistes en santé qui ont trouvé profit dans ce milieu, quelques «logues» qui expliquent la force incroyable de ce phénomène pas particulièrement féministe auquel le socialiste Hugo Chávez n’a pu opposer une résistance, c’est dire. L’expérience se poursuit en ligne dès aujourd’hui avec les webdocumentaires tournés au Liban et en France. Celui tourné en Chine sera mis en ligne le 12 février.

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