À voir le lundi 28 janvier - Rebonjour la police !

Hourra! ça recommence! Revoilà enfin la suite de la télésérie québécoise la plus espérée de cette année. Très franchement, l’attente en valait la peine. Le premier épisode de la seconde saison de 19-2 pousse encore davantage vers le sommet une production déjà d’une rare qualité.

 

L’ouverture se fait sur une banale journée du poste de police montréalais 19. La caméra se promène et épie les faits et gestes des policiers qui se pointent à la réunion des affectations. Les agents Chartier (Claude Legault) et Berrof (Réal Bossé), les deux héros du récit, font encore équipe dans l’autopatrouille numéro 2. Tout bascule alors qu’ils passent devant une école secondaire. Des coups de feu résonnent. La tragédie commence.

 

Les 13 minutes suivantes, tournées en un seul long plan-séquence allant d’une pause publicitaire à l’autre, poussent la tension à son paroxysme.

 

La perspective colle au strict point de vue des policiers, suivis caméra à l’épaule, à l’intérieur et à l’extérieur de la polyvalente bétonnée dans un va-et-vient incessant et diablement efficace.

 

Les travellings et certains segments en particulier, celui dans la bibliothèque par exemple, rendent directement hommage au film Elephant, chef-d’oeuvre de Gus Van Sant inspiré de la fusillade à l’école Columbine en 1999.

 

Il a fallu douze essais, dont sept complets, pour trouver la bonne, la très bonne prise. Le réalisateur Podz tenait à ce long plan unique qui amplifie l’impression de suivre l’action en temps réel.

 

Les scénaristes tenaient à ce sujet délicat écrit il y a plus d’un an mais rendu encore plus sensible avec la récente tuerie de Newtown au Connecticut.

 

Cinq des dix nouveaux épisodes vont traiter des effets de la tuerie sur les policiers et leur entourage.

 

Le style de Podz, avec ses silences bruissants et ses flux de conscience illustrés, décuple les effets. La vie de couple et de famille fournit une autre trame narrative essentielle. L’action se concentre sur les personnages déjà introduits à la première mouture, avec de rares ajouts. L’identité de la taupe qui divulgue de l’information du poste 19 au crime organisé, l’énigme-punch de la première saison, sera dévoilée cet hiver.

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