MAtv - Nouvelle formule pour la télé communautaire

Caroline Rodgers Collaboration spéciale
Anaïs Favron anime GROStitres, un magazine d’information.
Photo: MAtv Anaïs Favron anime GROStitres, un magazine d’information.

Ce texte fait partie du cahier spécial Télévision hiver 2013

En novembre dernier, le canal Vox, une chaîne réservée aux abonnés de Vidéotron, devenait MAtv. Au-delà d’un simple changement d’image, ce virage s’accompagne de plusieurs nouvelles émissions axées sur le service en semaine et sur le divertissement pendant le week-end.


«Vox était une télé communautaire qui se voulait au service des citoyens, dit Joanne Lamoureux, directrice du marketing et des communications de MAtv. Mais nous pensions qu’il était possible d’améliorer nos cotes d’écoute et de faire une mise en marché valorisant davantage nos émissions. Nous avons donc sondé les auditeurs pour connaître leurs attentes et leurs perceptions sur ce que devrait être une télé communautaire, et on a réalisé que la meilleure façon d’aller jusqu’au bout de cet exercice était de changer de nom et de lancer de nouvelles émissions. Le nom MAtv renvoie davantage à un sentiment d’appartenance, à une télévision où la population est invitée à collaborer au contenu. »


Cette mise à jour s’accompagnait d’une nouvelle identité visuelle, de décors renouvelés pour plusieurs des émissions déjà au programme et même d’une étude du style vestimentaire des animateurs. Un mois après le lancement de cette « version améliorée », le virage semble avoir été bénéfique, puisque la chaîne a doublé ses parts de marché, qui sont, il faut le dire, minuscules, passant de 0,1 à 0,2 %.


« C’est satisfaisant comme résultat, compte tenu du fait que plusieurs chaînes spécialisées sont débrouillées pendant la période des fêtes, précise Mme Lamoureux. Une fois ce débrouillage terminé, nous sommes persuadés que nos cotes d’écoute vont continuer à monter. »


Nouveautés


Depuis un mois, Libre-service, l’émission phare de la semaine, présentée du lundi au jeudi, donne le ton. Animée par Marc-André Coallier, elle touche à la vie quotidienne et à la consommation. On y parle aussi bien de travail, de famille et de vin que de finances personnelles. Son originalité réside dans un rendez-vous quotidien entre l’animateur et les auditeurs grâce à une application « hangout » de Google+, avec laquelle ils peuvent lui suggérer des sujets qu’ils aimeraient voir aborder.


À l’émission Caucus, animée par le journaliste Alain Laforêt, on démystifie ce qui se passe à l’Assemblée nationale, tandis que GROStitres, magazine d’information avec Anaïs Favron, se présente comme « un ovni télévisuel déjanté ».


La chaîne, qui depuis longtemps aborde des thèmes un peu négligés par les chaînes généralistes, comme le ski, le yoga, les animaux de compagnie ou l’automobile, continue sur cette lancée. « C’est le propre d’une télévision communautaire d’essayer de répondre aux besoins des gens et de parler de ce qui les intéresse », dit Joanne Lamoureux.


Dans le cadre du magazine littéraire Tout le monde tout lu !, Jean Barbe, ses invités et ses chroniqueurs parlent des livres et des mots.


Docuréalité et humour


Un nouveau docuréalité en plusieurs épisodes, Le hockey junior, la série, est diffusé à partir du 21 janvier. « C’est dans la même inspiration que notre précédente série L’Impact de l’Académie, émission sur le soccer diffusée l’automne dernier. On va suivre les jeunes joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec dans leurs activités, avec tout le côté humain que cela comporte. »


À Trucs de troc, l’animateur François Maranda aborde de façon humoristique un phénomène de société : le troc. Il rencontre des gens tantôt ordinaires, tantôt un peu excentriques qui ont divers objets à échanger, et tente de faciliter leurs démarches. Ainsi le voit-on aider Jacqueline, collectionneuse d’objets traditionnels québécois et tricoteuse invétérée, qui souhaite troquer des paires de bas de laine faits main contre des travaux de peinture dans son appartement.


Le samedi soir, Selon l’opinion comique, émission d’actualité humoristique réalisée en coproduction avec Juste pour rire TV et enregistrée devant public avec un quatuor d’animateurs, se veut l’émission phare ludique du week-end.


Sur une note plus sérieuse, une fois par mois, dans le cadre de l’émission À la page, l’historien Éric Bédard rencontre des personnalités publiques telles que Monique Jérôme-Forget, Jean Cournoyer ou Claude Béland, pour de grandes entrevues sur les enjeux de notre époque.


Question d’en faire la promotion, toutes les émissions sont temporairement débrouillées via le site Internet de MAtv, jusqu’au 19 février.



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