À voir le samedi 22 décembre - La catastrophe comme si vous y étiez

Si vous lisez ceci, c’est fort probablement que la prophétie d’origine méso-américaine annonçant la fin du monde pour le vendredi 21 décembre 2012 ne s’est pas réalisée. Ou alors que vous avez la couenne particulièrement dure, ainsi que votre camelot/marchand de journaux/administrateur des internets. Si c’est le cas, on ne peut que vous souhaiter du bonheur, de la santé et du succès apocalyptique dans vos études.
 

Mais bon, si l’extinction des temps n’est pas pour tout de suite, il n’est pas dit qu’il faudra attendre cinq milliards d’années pour que tout, à commencer par l’humanité, disparaisse. Radio-Canada propose d’ailleurs, ce soir, quelques émissions sur le sujet.
 

Dans Prévenir la fin du monde, on explore quelques scénarios de catastrophe et la façon dont la science travaille à trouver les moyens de les éviter. Si une météorite géante se dirigeait tout droit vers notre bonne vieille Terre, par exemple, pourrait-on entreprendre de la pulvériser en chemin ou de la dévier de sa trajectoire? Si oui, comment? À l’aide de missiles nucléaires? De miroirs solaires? De rayons laser? On nous transporte auprès de gens qui planchent sur des projets inimaginables il n’y a pas si longtemps.
 

Et si, le réchauffement climatique aidant, on avait plutôt affaire à un mégacyclone qui rabaisserait Katrina au rang de brise estivale? Peut-on envisager de diminuer la puissance d’un ouragan en utilisant de l’iodure d’argent? En ensemençant les nuages? En prenant l’exemple des tempêtes de sable du Sahara et en les imitant en larguant du sel? En siphonnant à la surface l’eau froide qui se trouve sous les cyclones? La recherche se poursuit, comme elle le fait pour mieux comprendre le modus operandi des éruptions volcaniques majeures et se donner la possibilité de refroidir les ardeurs de la lave.
 

On y a échappé cette fois-ci, mais tôt ou tard, l’Armageddon et ses rejetons pointeront leur vilain museau. L’humain est bien peu de chose, mais il nourrit toujours l’ambition, peut-être fallacieuse, de vaincre la nature. On constate ici l’ingéniosité et l’enthousiasme dont il fait preuve dans son inlassable quête.