À voir le jeudi 20 décembre - Recherche extrême

Pour toute personne qui s’intéresse aux plus grands animaux vivants sur la planète, l’idée est d’une stupidité déconcertante. Mais mise en image, la folle aventure offre quand même des prises de vue saisissantes sur les baleines à bosse qui reviennent année après année dans les eaux chaudes et limpides de la Polynésie française, notamment pour donner naissance à leurs baleineaux.
 
L’idée en question, c’est celle du Français Laurent Soulier, professeur de parasitologie. Celui-ci espère être en mesure d’étudier les minuscules parasites, les cyamidés, qui passent leur vie agrippés sur les baleines à bosse. En étudiant leur génétique, il estime qu’il pourrait être en mesure de prouver que les baleines à bosse qui nagent dans l’hémisphère sud forment en fait plusieurs petites populations isolées les unes des autres, d’où l’importance d’adopter des mesures de protection qui protègent chacune d’elles. L’espèce, bien que menacée, fait toujours l’objet d’une chasse officiellement «scientifique» de la part du Japon.
 
Le hic, c’est que le chercheur a l’idée quasi suicidaire d’aller cueillir les parasites à la main, directement sur le dos de baleines de 40 tonnes et de 15 mètres de longueur, en plongeant à leur rencontre. Les risques de blessures très graves, voire mortelles, sont bien réels. Qui plus est, M. Soulier et son assistant plongent essentiellement vers une femelle accompagnée de son baleineau naissant… qui mesure quatre mètres.
 
À plusieurs reprises, les deux plongeurs évitent d’ailleurs la catastrophe de peu, notamment grâce à une délicatesse pour le moins étonnante de la part de la femelle. D’autres plongeurs ont déjà subi dans le passé des blessures sévères en raison de leur témérité. Même un baleineau enjoué et mal coordonné peu représenter une grave menace.
Mais les images de ces animaux plus grands que nature, fascinantes, valent à elles seules le coup de regarder ce documentaire. Notamment lorsqu’on voit littéralement la mère et son baleineau dormir sous l’eau, côte à côte. La beauté de la nature au cœur du grand bleu.