Une série sur Yvon Deschamps mène le bal à Canal D

La série originale qui sort du lot de la nouvelle saison de Canal D lancée hier aborde l’oeuvre d’Yvon Deschamps sous l’angle sociologique. Pour le reste, les soirées Docu-D consacrées au documentaire d’auteur se démarquent surtout, dont Intimidation (Bully) et le dernier opus de Léa Pool.

Les monologues d’Yvon Deschamps ne font-ils pas résonner toutes les dimensions de l’histoire du Québec ? C’est l’hypothèse tout à fait pertinente qu’étaye L’oeuvre d’un homme… qu’ossa donne ?, produit par La Matrice Télé (dès le 25 novembre). La série en cinq épisodes fait dialoguer les extraits de ses mythiques one-man-show et les propos de personnalités comme Fred Pellerin, Dany Laferrière, Françoise David et Daniel Lemire. Chaque épisode aborde un thème différent qui permet du même coup de traverser un pan de l’histoire du Québec : je voudrais être un homme, la libération de la femme, la fierté d’être Québécois, la fin du monde et le bonheur.


Un documentaire d’anticipation Terre, population : zéro risque de faire mouche avec ses images de synthèse apocalyptiques montrant le devenir de la Terre sans les humains. Pour le reste, la mort spectaculaire - qu’on aurait pu éviter (Rendez-vous avec la mort), qu’on a vue de près (S’en sortir vivant, Sueurs froides) ou celle issue d’un crime complexe (Police scientifique) - hantent les nouvelles séries à l’antenne. Cette dernière production, signée Avanti Ciné Vidéo, remonte le cours d’enquêtes criminelles élucidées grâce à l’évolution récente des sciences légistes.


Plusieurs bons crus se relaieront dans la case Docu-D (dimanche). De l’or bleu à l’or noir (2 septembre) montre les dessous de l’industrie du pétrole, notamment son impact sur la salubrité de nos réserves d’eau et ses coûts environnementaux cachés. Dans Les états-désunis du Canada, Guylaine Maroist (J’ai la mémoire qui tourne) lève le voile sur les nombreux mouvements souverainistes hors Québec qui rongent le Canada de l’intérieur.


« Le cancer du sein est l’enfant chéri du marketing », déclare une des interlocutrices de la cinéaste Léa Pool, dans L’industrie du cancer du sein. Le film salué par la critique l’an dernier sera diffusé après Noël, tout comme Ma vie réelle, dernier film du juste disparu Magnus Isacsson, Intimidation (v.f. de Bully) et Je ne veux pas mourir, qui propose un autre mode de réinsertion sociale pour des sans-abri autochtones.