Une TFO cinématographique - Le septième art, sept jours sur sept

Jérôme Delgado Collaboration spéciale
Une scène de Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau, avec en vedette Gérard Depardieu<br />
Photo: Source Télé-Québec Une scène de Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau, avec en vedette Gérard Depardieu

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Du cinéma plein la vue. La programmation de TFO, axée une nouvelle fois sur le septième art, saura ravir son public cinéphile. Lumière sur les chefs-d'œuvre, chapeaux aux grands maîtres, fenêtres sur le monde, mais aussi une ouverture vers le «huitième art», la télévision, composent le menu. Et tout cela sera déroulé toute la semaine, y compris le dimanche (enfin!). Aussi bien dire que, côté cinéma, il n'y aura plus de pause.

Le lundi à TFO, c'est jour d'«Hommage aux réalisateurs», parmi lesquels Téchiné et Rivette. Mardi, la caméra est tenue par des noms révélés à l'écran. Ils sont nombreux ces acteurs devenus réalisateurs, tel notre Luc Picard national. Pour son créneau «Des deux côtés de la caméra», la chaîne ontarienne se tournera vers des cas français tels que Michel Blanc et Anne Fontaine.

Le voyage autour du globe est prévu le mercredi. Les cinémas nationaux, comme les musiques du monde, seront donc vastes, éclectiques. L'Europe y sera bien représentée (Grèce, Autriche), l'Asie aussi avec les poids lourds que sont la Chine et le Japon, ainsi qu'un certain pays nommé Canada.

Parmi les «Chefs-d'oeuvre restaurés» du jeudi, on annonce Farinelli (Gérard Corbiau, 1994) et Cyrano de Bergerac (Jean-Paul Rappeneau, 1990). Le vendredi, c'est double programme. À 13 heures, place «À la hauteur d'Ozu», dédié entièrement à l'oeuvre de Yasujiro Ozu (1903-1963), grande figure du cinéma japonais, parlant comme muet. À 21 heures, ce sont les «Grands Maîtres» à qui on lève le chapeau, tels que Manoel de Oliveira et Ingmar Bergman. À travers le miroir, du cinéaste suédois décédé en 2007, est en effet une des nombreuses acquisitions (75, en fait, au total) que mettra à l'affiche TFO dès le mois d'octobre, parmi lesquelles figure aussi La Dolce Vita (1960), de Fellini.

Le samedi, c'est le «8e art» qui prend la place. Des miniséries historiques, telles que Henri IV et Les Mystères de Lisbonne, font partie de l'affiche. Le septième jour, c'est «Enfin... dimanche», à 13 heures, avec un programme de rêve: la série des Sissi (1955) et de son étoile, Romy Schneider.

Aussi, pour connaître l'ensemble de la programmation cinématographique de TFO, le public est invité à se procurer le «passeport cinéma», un minicatalogue au format pratique, envoyé gratuitement par la poste au début de chaque saison, qu'on obtient en inscrivant sa demande au http://tfo.org/cinema/?registrertfo.org/cinema/?registrer.

Jeunes et dames

Outre le cinéma, notons la forte couleur jeunesse de TFO et son lot d'émissions pour enfants, autant pour les tout-petits, avec «Mini TFO», que pour les autres, les «9 à 12 ans». Une des nouveautés de la saison, 1, 2, 3... géant, met ainsi en scène les aventures féeriques d'un colosse nommé Jean-Jean.

Hors de ce créneau, la grande nouveauté est destinée au public féminin. Le magazine d'affaires sociales Ruby TFO s'adresse aux femmes de plus de trente ans et aura un fort contenu exclusif au web. Dès le 25 septembre.

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Collaborateur du Devoir