Télévision - 1, 2, 3... Géant à Télé-Québec, nouveau Passe-Partout?

L’univers de 1, 2, 3... Géant emprunte beaucoup aux contes. <br />
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir L’univers de 1, 2, 3... Géant emprunte beaucoup aux contes.

Signe indéniable que quelque chose d'important se prépare, ce n'est pas une, ni deux, mais bien trois ministres québécoises (Éducation, Famille et Culture) qui se sont présentées hier matin au dévoilement de 1, 2, 3... Géant, la nouvelle série quotidienne de Télé-Québec (TQ). Le diffuseur comme l'État misent gros sur cette production ludique et éducative. À la tête de TQ, on ose même des parallèles avec Passe-Partout, mythique série de toute une génération, entre 1977 et 1998.

D'ailleurs, les deux émissions, la vieille et la neuve, partagent la même coproductrice, Carmen Bourassa, de la Maison Téléfiction, qui a aussi piloté Pin-Pon, Cornemuse et Toc toc toc. «La référence à Passe-Partout est lourde à porter, dit-elle. Mais je crois que nous serons capables de la relever.»

L'univers de 1, 2, 3... Géant emprunte beaucoup aux contes. L'action se déroule dans et sous un château habité par un géant (Jean-Jean) et deux enfants (Rose et Olivo). On y croise une fée (Mosa), un dépanneur ambulant (Ding Dong), deux amis venus de loin (Blou et Mouline) et quatre marionnettes, les Soussis, installés dans les caves du château. Les journalistes ont pu découvrir les décors à la Fanfreluche et les personnages à la Cirque du Soleil hier, sans voir d'épisode puisque le tournage vient de commencer.

Le public cible a trois ans et plus. L'émission s'appuie sur les plus récentes études pédiatriques et pédagogiques. Elle cherche particulièrement à valoriser le rôle des pères (d'où la figure symbolique du géant), le développement d'habiletés préscolaires (dont l'apprentissage du langage) et la capacité d'autorégulation des émotions, des comportements ou du stress qui facilitent ensuite l'apprentissage en classe. «1, 2, 3... Géant n'est pas une émission pédagogique, avertit alors Mme Bourassa. C'est une émission avec un fondement éducatif.»

La série sera diffusée à compter de septembre prochain, du lundi au jeudi à raison de 65 épisodes par année, pendant au moins trois ans. Le montage financier implique la Fondation Lucie et André Chagnon et le ministère de l'Éducation, qui a fourni 900 000 $ pour les trois premières saisons en arrimant la production au plan Tous ensemble pour la réussite scolaire lancé il y a deux ans pour contrer le décrochage et encourager la persévérance des élèves.