À voir à la télévision le mardi 2 novembre - La misère des uns, la fraternité des autres

Louise dirige la Fondation Caramel, un organisme qui vient en aide aux animaux. Elle soigne 160 chats et une vingtaine de chiens à la fois dans son refuge. «La meilleure thérapie, c'est ça, c'est de réaliser une passion», dit-elle pour expliquer son implication.

Martin est professeur d'histoire bénévole pour les jeunes adultes raccrocheurs, les mercredis et jeudis soirs, depuis 14 ans, à l'école Félix-Antoine. Cet établissement non subventionné reçoit les «rejets» du système d'éducation. «Je suis très conscient de contribuer, avec les autres, à changer une partie de la vie de quelqu'un», dit-il.

Jean-Marie, un alcoolique anonyme depuis 33 ans, a fondé la Bouquinerie Toxiaide pour soutenir les alcooliques et les toxicomanes. L'organisme ramasse et revend des livres d'occasion, en a fait circuler plus de huit millions depuis 1994. «J'essaie de penser positi-vement le matin, j'essaie de parler positivement le midi, j'essaie d'agir positivement le soir: quand je suis capable de mettre tout ça en harmonie, c'est le signe que j'ai passé une belle journée», résume-t-il.

Le documentaire de l'émission Hors série, passionnée par les microsociétés (les polyamoureux, les fermiers urbains, les collectionneurs...), trace le portrait de ces trois bénévoles québécois. Le travail filmé leur laisse presque toute la place, en minimisant les commentaires hors champ de l'animateur. En introduction, il explique tout de même qu'au Québec, maintenant, 40 % de la population s'implique d'une façon ou d'une autre.

L'idée n'est donc pas de porter un jugement critique sur le phénomène, par exemple en s'interrogeant sur les racines politiques ou sociales des problèmes.

Le documentaire prend tout simplement acte de la situation et montre comment certains négocient pratiquement avec le réel parfois cruel.

L'ensemble renseigne finalement sur la générosité des uns et la misère des autres. «Je fais du bénévolat parce qu'il y a un besoin», dit encore Martin. Lui et Jean-Marie reçoivent les élus dans l'espoir de les convaincre de subventionner leur organisme. On suit Louise dans un «défilé de mode canin», encore et toujours pour amasser des fonds. «J'ai trouvé mon chemin. C'est ça que j'ai à faire dans cette vie», dit-elle.

Hors série / Bénévoles
TV5, 21h30