À voir à la télévision le mardi 26 octobre - Portrait d'un président

C'est donc au tour du président français de se montrer «à visage découvert». La veille, sa femme a eu droit au même traitement médiatique, au portrait intime dans son cas. Le mari de Carla Bruni se révèle plutôt à travers sa «vision du monde», les biographies en images existant déjà en surnombre.

Seulement, il fallait aussi revenir à l'homme pour comprendre son point de vue. Ses armes essentielles, vite synthétisées, sont la volonté et une ambition encore plus grande. «Il va droit au but», dit de lui la chancelière Angela Merkel. Tony Blair dit avoir été immédiatement frappé par son assurance.

Bref, c'est un pragmatique. «Mon devoir, c'est de faire en sorte qu'à la fin de mon mandat, la France connaisse moins de problèmes qu'au début de mon mandat», dit-il dès sa première intervention à la caméra, pendant que son téléphone cellulaire sonne dans sa poche. La déclaration pourrait être mise en rapport avec les manifes-tations en cours au sujet de la réforme des retraites.

Le travail rappelle l'enfance de Nicolas auprès d'une mère battante et d'un grand-père admiratif de Charles de Gaulle. Puis les études de droit et la découverte précoce de la politique, au début des années 1970.

Après quelques échecs, il se retrouve ministre de l'Intérieur en 2002. Dans son combat pour «la sécurité», il applique les mêmes méthodes qui font sa marque depuis toujours: une volonté ferme, un culte du succès rapide et un goût pour l'hypermédiatisation.

Le portrait soulève de petits secrets et pose des questions intéressantes. Par exemple en demandant d'où vient la passion immodérée du président pour l'Amérique. Un ami d'enfance propose comme explication sa passion d'enfance pour Rintintin et les films de cow-boys. En tout cas, le documentaire affirme que Nicolas Sarkozy rêve de faire de la France le partenaire privilégié des États-Unis en Europe. «Ils sont venus nous libérer deux fois, on ne va pas leur en vouloir, dit-il. Ce sont des alliés et des amis.»

Le documentaire le montre suractif à l'échelle mondiale, ici pour «réformer le capitalisme», là pour créer une grande union méditerranéenne. Il voyage beaucoup, il reçoit énormément. Ses proches conseillers expliquent les fondements de son agenda mondial.

Lui-même parle du nucléaire iranien ou de l'OTAN, mais jamais du Canada, ni de Carla...

Nicolas Sarkozy : entre pouvoir et ambition
RDI, 20h