À voir à la télévision le lundi 25 octobre - Portrait d'une première dame

Carla Bruni, c'est une voix et bien sûr une image, une belle tête posée sur un corps longiligne toujours revêtu de pièces de collection. C'est aussi une voie, celle de Mme Bruni-Sarkozy, comme le montre ce reportage qui permet de rentrer, sinon dans l'intimité, en tout cas dans le quotidien de la première dame de France.

«Ce que j'essaie de faire, c'est de saisir toutes les chances quand elles me sont offertes», confie-t-elle d'entrée de jeu, en ajoutant travailler fort et multiplier les occasions de s'impliquer, y compris parfois en se trompant. «Grandir, mûrir et pas seulement vieillir»: voilà comment elle résume son mot d'ordre existentiel.

Cette vie bénie par les fées a fait d'elle une riche héritière, un mannequin international, une star de la chanson folk. Elle a récemment saisi l'occasion d'épouser le président de la République française. Elle le suit depuis. «Je n'aurais jamais passé un quart d'heure dans cette existence sans ce grand amour», dit-elle.

Le tournage de ce document a pris un an. Le montage ne propose évidemment pas une tranche de vie critique. Il existe déjà des biographies non autorisées pour faire cette job. Le président lui-même fera l'objet d'un portrait qui sera diffusé demain soir.

Voilà autre chose, un peu Paris Match en image, mais qui se regarde très bien merci. Dès les premières images, Mme Bruni-Sarkozy fait visiter le palais de l'Élysée. Elle s'y décrit comme «la cerise sur le gâteau» de la maison. Une sacrée belle cerise, qui fait son effet partout sur la planète, en Espagne, en Angleterre, en Amérique, et jusqu'en Afrique.

Elle se dit aussi «parfaitement libre» de faire ce qu'elle veut. En tout cas, elle multiplie depuis des années les engagements pour certaines causes, le sida notamment, dont est mort son frère. Au sommet du G8 en Italie, elle boude Silvio Berlusconi et ne se joint pas au cortège des autres dames. La presse italienne y voit une goujaterie. Elle réplique qu'elle ne s'en fait jamais avec la presse et qu'elle ne fait rien pour provoquer.

Puis elle continue de chanter. «J'ai toujours vécu dans une bulle, dit-elle finalement, et c'est pour cette raison que je suis devenue artiste.» Une voix, une image, une tête bien faite et bien pleine aussi. Dans l'avion qui mène la fabuleuse Italienne dans son pays natal en juillet 2009, on voit Carla Bruni-Sarkozy lire La Vie solitaire de Pétrarque, en français.

La voie de Carla Bruni-Sarkozy
RDI, 20h