À voir à la télévision le jeudi 30 septembre - Le péril invisible... pour le moment

Une simple statistique pour démontrer l'ampleur du problème: à peine 5 % du plastique consommé sur la planète est recyclé. Le reste se retrouve le plus souvent au site d'enfouissement, pas toujours sécuritaire, ou encore dans les cours d'eau et éventuellement dans les océans.

Le documentaire présenté ce soir aux Grands Reportages ne s'intitule pas Océans de plastique pour rien. En fait, les mers et les océans de la planète regorgent de ces produits miraculeux et absolument non biodégradables. Au point d'en être chaque jour un peu plus malades. Selon ce qui ressort des nombreuses recherches effectuées aux quatre coins du globe, tous les éléments de la chaîne alimentaire sont touchés par le problème, du zooplancton aux plus grands des cétacés. Mais on ne sait pas encore quel impact tout cela peut avoir sur l'être humain.

Dans certains secteurs, pas moins de 35 % des poissons dont se nourrissent saumons et thons ont ingurgité du plastique, qui demeure dans leur organisme. Le plus souvent, la moitié des oiseaux marins en ont aussi dans l'estomac. Les petites billes industrielles qui entrent dans la fabrication du plastique sont les plus présentes. Et c'est sans compter les nombreux autres types de déchets qu'on retrouve sous la surface des océans.

La zone la plus touchée a été surnommée «trash vortex». Il s'agit d'un secteur du Pacifique où les déchets de tous les pays qui bordent cette océan se concentrent et stagnent. La dimension de cette immense poubelle océanique équivaut à la super-ficie de l'État du Texas et elle prend de l'ampleur.

En Méditerranée aussi, la situation est catastrophique, tout comme dans l'Atlantique. En s'appuyant sur des travaux scientifiques rigoureux, ce documentaire expose on ne peut plus clairement toute l'ampleur de ce péril latent.

Il souligne — pour une énième fois — à quel point notre folie de la consommation effrénée est suicidaire.

Grands reportages / Océans de plastique
RDI, 20h