Danse - De l'école à la scène

Le monde étudiant offre souvent des spectacles de qualité à peu de frais qui peuvent s'avérer de jolies surprises artistiques. Côté ballet, l'École nationale de ballet contemporain présente son spectacle de fin d'année, Brume et émergence, qui réunit tous les étudiants, du niveau primaire jusqu'au collégial. À l'instar du programme de formation — le seul dûment accrédité au Québec —, la soirée propose une incursion dans l'univers de la danse folklorique avec Suite russe, dans lequel plus de 70 danseurs évoluent sur scène, et un ballet plus abstrait, Hommage à Harald Lander, inspiré de l'oeuvre Études (1948) du chorégraphe danois Harald Lander. Les 20 et 21 avril à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.

Dans un tout autre ordre esthétique, deux finissantes du baccalauréat en danse (contemporaine) de l'UQAM, Dominique Bouchard et Marie-Ève Albert, ont créé respectivement Ostimuli et 29 coups de langues pour et avec leurs collègues étudiantes. La première pièce s'inspire du sport, plus précisément du soccer, perçu comme une quête de surstimulation de l'être humain pour défier l'angoisse de la mort. La seconde propose un huis clos psychologique (en mouvements!) de cinq femmes à la forte personnalité, qui s'entredéchirent pour mieux se démarquer. Du 20 au 23 avril à l'Agora de la danse.

La compagnie Ballet Ouest, à qui l'on doit l'autre Casse-Noisette de la métropole, plus sobre et familial que celui des Grands Ballets canadiens, ressort sa Belle au bois dormant du placard. La troupe, fondée en 1984 et constituée d'amateurs, d'étudiants en ballet et de danseurs semi-professionnels, n'a pas présenté cette oeuvre depuis 1994.

Tout le monde connaît l'histoire de ce ballet adapté du conte de Charles Perreault. La princesse Aurore, condamnée à mourir à 16 ans par la méchante fée Araignée, voit son sort transformé en sommeil de cent ans par la marraine fée Lilas. Et le beau prince Galant la tirera de cette nuit éternelle d'un baiser salvateur. Mais l'enjeu qu'accentue la production de Ballet Ouest, créée en 1992, c'est plutôt la quête initiatique du prince, qui doit abattre une série d'obstacles pour rejoindre sa bien-aimée. On retrouve Lydia Bouchard et Alexis Simonot, membres de la troupe depuis quelques années déjà, dans les rôles des amoureux. Les 16 et 17 avril au théâtre Mirella et Lino Saputo du Centre Leonardo da Vinci, à Saint-Léonard.

Labo O Vertigo suite et fin

Le dernier laboratoire création de la saison d'O Vertigo se déroule ce soir dans les nouveaux studios de la compagnie, à la Place des Arts. Cette fois, la recherche porte sur l'architecture, le corps et la notion de structure. Les jeunes architectes Frédérique Harnois et Étienne Côté et l'artiste en arts visuels PK Langshaw ont participé à une dizaine de séances de travail avant de livrer ce soir, avec les danseurs de la compagnie, le fruit de leurs explorations. La soirée, qui pourra prendre diverses formes, est notamment ponctuée par la musique techno minimale de l'artiste Victor. Info: (514) 251-9177.