Arts de la scène: dix spectacles à voir cet hiver

La compagnie Rubberband en répétition
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La compagnie Rubberband en répétition

rock bottom d’Emile Pineault et Gabriel Cholette

Explorer son intériorité, sa sensualité et sa sensorialité, le tout en même temps, devant un spectacle… Dans une performance interdisciplinaire où textes, danse et performance s’emmêlent, le chorégraphe Emile Pineault et Gabriel Cholette, littéraire queer, proposent une réflexion sur les effets corporels du « rock bottom » en élaborant leurs mouvements « par et à partir du cul ».

Au MAI (Montréal, arts interculturels), du 25 au 28 janvier


Au revoir zébu de Claudia Chan Tak
 

Dans un solo, la danseuse contemporaine Claudia Chan Tak rend hommage à sa grand-mère paternelle, décédée en 2018. Elle lui avait promis de lui offrir sa prochaine danse, et c’est chose faite avec Au revoir zébu. Une pièce inspirée des rituels de Madagascar, pays de ses ancêtres. Sensible, cette pièce est une bonne façon de se guérir soi-même.

À La Chapelle, du 13 au 16 février


Humans 2.0 de Circa

Après une tournée mondiale avec Humans, la compagnie Circa revient avec un tout nouveau chapitre, Humans 2.0. Performance physique et scénographie recherchée sont alors au rendez-vous, mais ce n’est pas tout. La compagnie explore les défis que soulève l’être humain. L’équilibre est-il atteignable, ou le changement inévitable ?

Photo: Yaya Stempler « Humans 2.0 » de Circa

À la Tohu, du 15 au 19 février


Palermo Palermo du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch

Impossible de passer à côté de Pina Bausch. Le Tanztheater Wuppertal, compagnie de la chorégraphe allemande qui a marqué un tournant dans l’histoire de la danse contemporaine, revient à Montréal avec la pièce Palermo Palermo. Peu de temps avant la chute du mur de Berlin, Pina Bausch imagine un mur de briques qui s’écroule, tels des « murs invisibles qui existent partout dans le monde, dans nos têtes ». Un incontournable.

Photo: Akiko Miyake Photo du spectacle « Palermo Palermo » de la compagnie Tanztheater Wuppertal Pina Bausch

À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, du 23 au 25 février


Old de Margie Gillis

Spécialiste de la danse moderne et danseuse qui signe ses 50 ans de carrière, Margie Gillis revient sur scène présenter son solo Old. Elle y explore la complexité et la beauté de la vieillesse, et les façons de l’embrasser. À travers son corps d’expériences, Mme Gillis incarne les hauts et les bas de la vie, avec douceur et passion. Une pièce intimiste et nécessaire sur les scènes contemporaines.

À l’Agora de la danse, du 9 au 11 mars


Passagers des 7 Doigts

Les 7 Doigts, c’est toujours un bon choix. Après une première mondiale en 2018 à la Tohu, puis une tournée internationale, la compagnie revient avec son spectacle Passagers. Des étrangers se rencontrent dans un train, lors d’un voyage. Rêve et nostalgie, regrets et envie se côtoient alors à travers l’histoire de chacun des personnages, mais aussi à travers la transformation des compartiments, qui deviennent des aires de jeux et des lieux de confessions.

À la Tohu, du 23 mars au 7 avril


Les Soirées 100lux

Adeptes ou curieux de la culture hip-hop ? Les Soirées 100lux sont ce qu’il vous faut. Cette année, deux pièces, Kafka Paradise, de Circul’r Bérénice Dupuis & David Phiphak, et Flux, d’Elie-Anne Ross, prennent la scène. Le premier visite la poésie du breakdance, avec quatre interprètes qui explorent le juste équilibre entre le besoin humain d’autrui et la quête intime de liberté. Elie-Anne Ross, quant à elle, s’inspire du roman Mrs. Dalloway de Virginia Woolf et applique sa pratique du popping et du waving à la méthode du courant de conscience, soit l’écriture automatique. Les deux entités ont aussi chacune créé une videodanse qui sera présentée du 10 mars au 10 avril.

À Tangente, du 23 au 26 mars


Reckless Underdog de Rubberband

La fameuse compagnie de Victor Quijada fête cette année ses 20 ans d’existence. Dans Reckless Underdog,les danseurs incarnent les trois styles qui ont bâti la renommée de la troupe : ballet, danse contemporaine et hip-hop. On y retrouve aussi trois artistes de la scène montréalaise, soit Chilly Gonzales, Kid Koala et Vlooper d’Alaclair Ensemble.

Au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, du 12 au 15 avril


Raven de Still Hungry
 

Primé à plusieurs reprises, le spectacle de cirque contemporain Raven s’installe à Québec. Inspiré par l’étude Regretter la maternité de la sociologue Orna Donath en 2015, le collectif berlinois Still Hungry, fait de trois artistes — trois mères —, amène plus loin le cirque pour le plonger dans une question sociétale profonde. Modèle étanche d’une société, envies contraires, les trois artistes se dévoilent et ouvrent le débat. Une oeuvre osée et déroutante, mais plus que nécessaire.

Photo: Daniel Porsdorf Le spectacle « Raven » du collectif Still Hungry

Au Diamant, du 13 au 15 avril


Les limites infinies de la peau de Caroline Laurin-Beaucage
 

À travers le corps de ses deux interprètes, la chorégraphe Caroline Laurin-Beaucage plonge dans l’intimité, dans les limites de la peau. Évoluant dans des bassins transparents, les deux artistes se dévoilent en toute transparence dans leur nouvel habitat. Une ode au senti personnel, mais aussi un questionnement sur les liens entre soi, l’environnement et autrui.

À l’Agora de la danse, du 10 au 13 mai



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