Catherine Gaudet, lauréate du Grand Prix de la danse de Montréal

La chorégraphe Catherine Gaudet, lauréate du Grand Prix aux Prix de la danse de Montréal 2022.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir

La chorégraphe Catherine Gaudet, lauréate du Grand Prix aux Prix de la danse de Montréal 2022.

Après deux éditions en virtuel, les Prix de la danse de Montréal ont de nouveau été remis en personne mardi, dans les studios de la Compagnie Marie Chouinard. Cette année, c’est la chorégraphe Catherine Gaudet qui a remporté le Grand Prix. Un honneur qui souligne ses 18 années de carrière.

« Je reçois ce prix avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’humilité et de reconnaissance. Je m’incline face aux autres lauréats et lauréates, mais aussi face à tous celles et ceux qui auraient mérité cet honneur. Je dédie ce prix à celles et ceux qui marchent à mes côtés patiemment », a déclaré Catherine Gaudet, émue et entourée par ses pairs, lors de la remise de son prix.

Sylvie Cordeau, vice-présidente à la philanthropie et aux commandites de Québecor, et Valérie Beaulieu, directrice du Service de la culture à la Ville de Montréal, lui ont remis la récompense, qui est accompagnée de 25 000 $. « Le jury souligne l’effervescence créatrice de Catherine Gaudet, qui montre une grande maîtrise de son art. L’écriture vertigineuse et passionnante de cette chorégraphe […] témoigne d’une recherche de plus de 15 ans », a souligné Mme Cordeau.

Diplômée du baccalauréat et de la maîtrise du Département de danse de l’UQAM, Catherine Gaudet a signé sa première chorégraphie en 2004. Fascinée par la profondeur et la complexité de la psyché humaine, la danseuse propose en 2009 une première oeuvre intégrale, L’invasion du vide, dans laquelle elle évoque les effets du manque. Elle travaillera ensuite sur l’ambiguïté des êtres et leurs contradictions avec Je suis un autre (2012) et Au sein des plus raides vertus (2014), sur l’insistance hypnotique du cycle avec Tout ce qui va revient (2018) et L’affadissement du merveilleux (2018), ou encore sur la perception du temps avec son premier solo, Se dissoudre (2021).

Actuellement, Catherine Gaudet se concentre sur sa pièce Les jolies choses, présentée lors du dernier Festival TransAmériques, qui retournera sur scène en mars prochain au Québec avant de partir en tournée européenne. Elle est aussi une artiste associée à l’Agora de la danse, où elle présentera plusieurs projets dans les mois à venir.

Parallèlement à ses activités de création, Mme Gaudet est aussi membre fondatrice de la compagnie Lorganisme, co-idéatrice du Centre de création O Vertigo, membre de Circuit-Est centre chorégraphique et créatrice associée chez DLD — Daniel Léveillé Danse. Elle a aussi été professeure invitée et chargée de cours au Département de danse de l’UQAM.

Le prix Interprète a quant à lui été remporté par Angélique Willkie. Lucie Boissinot, qui quitte ses fonctions de directrice de l’École de danse contemporaine de Montréal cette année, après avoir oeuvré dans le milieu de la danse contemporaine pendant près de 45 ans, a reçu le prix Contribution exceptionnelle. Mélanie Demers repart quant à elle avec le Prix de la meilleure oeuvre chorégraphique au Québec pour l’année 2022 grâce à sa création Confession publique.

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