Rhodnie Désir remporte le Grand prix de la danse de Montréal

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Photo: Kevin Calixte Rhodnie Désir est la première personne de la communauté noire à remporter le Prix de la danse, entre autres pour son projet multimédia et de longue haleine Bow’t Trail.

Est-ce le passage, pandémie oblige, à une cérémonie et à des spectacles virtuels ? Pour leur 10édition, les Prix de la danse marquent un virage. Alors que le Grand Prix, depuis 2011, était remis à des créateurs établis aux personnalités rayonnant depuis longtemps, le jury choisit cette année, pour saluer une contribution exceptionnelle, de se tourner vers l’avenir en octroyant ces lauriers à Rhodnie Désir, plus jeune chorégraphe à ce jour à remporter l’honneur.

Un pari sur l’avenir, donc, qui couronne un projet ambitieux plus que l’ensemble d’une carrière. Ce prix place ainsi Mme Désir dans le sillage des Louise Lecavalier, Crystal Pite, Paul-André Fortier, Benoît Lachambre, Édouard Lock et consorts.

« Le bruit de tous ces plafonds de verre qui se sont cassés en même temps m’a un instant rendue sourde », a déclaré Mme Désir, émue et émouvante, en racontant son choc lorsqu’elle a appris qu’elle était lauréate. Première personne de la communauté noire à remporter le Prix de la danse, entre autres pour son projet multimédia et de longue haleine Bow’t Trail, l’artiste a empoché aussi le prix Envol pour la diversité culturelle.

Le prix du CALQ pour la meilleure œuvre chorégraphique est allé à Intérieurs, de Caroline Laurin-Beaucage. Chi Long est reparti avec le prix Interprète, et 7Starr, spécialiste du krump, a reçu la récompense de la Découverte. Un tout nouveau prix s’est ajouté cette année, pour « célébrer toutes les pratiques, activités et réalisations de l’histoire de la danse montréalaise en en éclairant les angles morts ». Remis en cette première fois à « Miss Swing », Ethel Bruneau, 84 ans, reine montréalaise du rhythm tap qui continue d’enseigner la claquette deux fois semaine ; le prix portera désormais son nom. La Contribution exceptionnelle est allée à la fondatrice de l’École de danse contemporaine et professeure de continuum Linda Rabin. C’est Parise Mongrain, du Centre de ressources et transition pour danseurs, qui a reçu le prix Gestionnaire culturel. Et le prix Diffusion internationale, comme un anachronisme en ces nouveaux temps de frontières plus serrées, a été remis aux Ballets jazz de Montréal.

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