Les GBC créent un centre de danse-thérapie

Une répétition des Grands Ballets canadiens de Montréal
Photo: François Pesant Archives Le Devoir Une répétition des Grands Ballets canadiens de Montréal

Le virage santé des Grands Ballets canadiens de Montréal (GBCM) prend forme. La troupe annonce ce mardi la création du Centre national de danse-thérapie (CNDT), le premier du genre au pays, voire à l’échelle mondiale.


La compagnie profite de son déménagement prochain au centre-ville pour accroître son rayonnement et ses possibilités de financement en prenant en compte la dimension de bien-être inhérente à la danse. Le Devoir avait dévoilé, à l’automne, les grandes lignes de cette mission élargie. Première phase : la danse-thérapie. La seconde, axée sur le loisir (offre de cours de Pilates, yoga, etc.), sera annoncée plus tard.


Pour lancer ses activités, le CNDT dirigé par Christian Sénéchal mène quatre projets pilotes de recherche conjointement avec autant d’institutions universitaires. Le premier, réalisé avec l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et le Centre PERFORM de l’Université Concordia, implique déjà quelque 300personnes âgées pour évaluer les bienfaits potentiels de la danse sur leurs fonctions physiologiques et cognitives.


Le second, également en branle, vise à traiter les patients adolescents souffrant de troubles alimentaires comme l’anorexie. Le CNDT a signé une entente de principe avec le CHU Sainte-Justine en vue d’intégrer des thérapeutes de la danse et du mouvement au sein d’équipes médicales multidisciplinaires.


Les deux autres projets pilotes, plus embryonnaires, sortent du terrain plus strict de la recherche clinique pour embrasser les deux autres fonctions du CNDT : l’offre de services et la formation universitaire en danse-thérapie. Dans l’optique d’humaniser les soins aux patients, le CNDT travaille avec le CHUM à recenser les clientèles les plus susceptibles de bénéficier de thérapies par la danse et le mouvement, en complément à d’autres approches.


Enfin, une entente conclue avec le Harkness Dance Center de New York permettra d’offrir une formation en danse-thérapie accréditée par l’American Dance Therapy Association.


La recherche avec les aînés bénéficie déjà d’une subvention de 285 000 $ du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. D’autres détails budgétaires seront révélés ce mardi.


Les GBCM et son CNDT s’installeront dans un nouvel édifice attaché à l’actuel Wilder, rue De Bleury. Un projet jugé prioritaire par Québec, mais reporté à 2015-2016 à cause des finances publiques.

1 commentaire
  • François Desjardins - Inscrit 23 avril 2013 07 h 29

    Formidable!

    Je suis épaté! Les arts, ici celui de la danse, qui vivent avec les gens, qui veulent donner ce qu'ils ont pour aider des gens, et qui par conséquent, travaillent pour eux-mêmes en se donnant la possibilité de prendre encore davantage de sens auprès des gens.

    Il y a assurément des personnes très intelligentes derrière tout cela.