Le ballet Casse-Noisette en direct sur un grand écran près de chez vous

Après l'opéra, le ballet courtise le grand écran. Les Grands Ballets canadiens (GBC) diffuseront en direct leur traditionnelle production du temps des Fêtes, Casse-Noisette, dans les réseaux de salles de cinéma au Québec et au Canada.

«Ce sont les cinémas qui nous ont approchés, confirme au Devoir Alain Dancyger, directeur général des GBC. On ne le fait pas simplement parce que c'est dans l'air du temps. Le public a exprimé son souhait de voir diffusé au cinéma un projet de chez nous.»

Ballet iconique de la troupe montréalaise, le Casse-Noisette (CN) créé par Fernand Nault est présenté tous les mois de décembre depuis 1964 sur la scène de la Place des Arts. La pièce, très courue, qui réunit une centaine de danseurs sur scène, dont une bonne part d'enfants recrutés par auditions, permet aussi annuellement de renflouer les coffres de la compagnie.

Les GBC attendent d'ailleurs 2013, année du 50e anniversaire de l'oeuvre, pour diffuser le ballet en direct et en haute définition dans un cinéma près de chez vous.

«C'est une manière de faire apprécier une des plus belles versions de Casse-Noisette à de nouveaux publics, qui ne le verraient pas autrement, indique M. Dancyger. Cette pièce est impossible à faire tourner; les scènes sont trop petites.»

La troupe vient de recevoir la part de financement (40 000 $) du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle cherche toutefois un commanditaire qui contribuera à la hauteur de 150 000 $ afin d'équilibrer le budget de la production, qui inclura, à la manière du Metropolitain Opera, des capsules éducatives et en coulisse.

«Une équipe de production de films devra travailler étroitement avec nous, explique M. Dancyger. Ça implique aussi de refaire des éléments de décors et de costumes à cause du HD. Mais toutes les ententes avec les cinémas sont prêtes.»

Le Metropolitan Opera de New York a ouvert la voie à ce type de diffusions simultanées sur scène et sur écrans. Depuis, le Théâtre Bolchoï, la Royal Opera House de Londres et le Ballet de l'Opéra national de Paris lui ont emboîté le pas.

Une autre compagnie du secteur de la danse, la Fondation Jean-Pierre-Perreault, a obtenu une subvention de 50 000 $ pour créer une exposition virtuelle permanente sur le Web des oeuvres du chorégraphe mort en 2002. Ce projet de réactualisation d'archives unique en son genre pourrait entraîner la recréation d'oeuvres importantes du patrimoine de la danse au Québec.
1 commentaire
  • Yves Dubé - Inscrit 5 avril 2012 19 h 05

    Quelle belle initiative !

    Enfin, la merveilleuse culture du ballet rendue plus accessible aux familles nombreuses et, également, celles qui sont moins fortunées. C'est un magnifique spectacle qui réjouit les petits et les grands "de 7 à 77 ans", et plus même...
    Bravo !
    NB Auront-elles accès à des journées à tarifs spéciaux ?