Beyoncé accusée de plagiat

Le magazine Slate rappelle qu'une oeuvre chorégraphique est protégée par la loi, mais pas quelques segments de danse isolés de leur ensemble. Une des exigences légales va comme suit: l'oeuvre doit représenter «la composition et les arrangements de mouvements et de modèles de danse destinés à être accompagnés d'une musique»,

Le 10 octobre dernier, la chorégraphe belge Anne Teresa de Keersmaeker, qui dirige Rosas, confirmait des accusations de plagiat de son oeuvre contre Beyoncé Knowles. Celle-ci reprend intégralement (mouvements, coiffures, costumes et décors compris), dans son vidéoclip Countdown, certains segments de la chorégraphie Rosas danst Rosas (1983) tels qu'ils ont été portés à l'écran par le cinéaste Thierry De Mey. La chanteuse a même reconnu s'être inspirée de cette pièce de Rosas.

La chorégraphe a réagi avec un mélange d'humour et de sagesse, mais n'entend pas laisser faire la star américaine. L'affaire est désormais entre les mains des avocats de Rosas, qui aimeraient négocier une entente avec Sony. Les réactions se partagent entre deux visions, l'une tenant à la protection stricte du droit d'auteur et l'autre qui évoque la culture du mash-up, d'un remixage légitime d'oeuvres emblématiques d'une époque.