Danse - Trois-Rivières, 15 ans de DansEncore

Le festival international DansEncore de Trois-Rivières fête ses quinze ans du 5 au 13 juin. Spectacles, classes de maître et compétition sont au menu. Avec une touche spéciale pour souligner le 375e anniversaire de Trois-Rivières, sur la 9e symphonie de Beethoven.

Quand la fondatrice et directrice du festival DansEncore, Claire Mayer, pense au chemin parcouru lors des quinze dernières années, elle est surtout fière de la reconnaissance acquise par le festival. «C'est beaucoup plus difficile de se faire reconnaître à sa juste valeur en région», explique-t-elle en entrevue téléphonique. Fondé d'abord à Drummondville par des enseignants, DansEncore déménage rapidement à Trois-Rivières où il trouve son erre d'aller. «Le mélange de style de danse en 1995 n'était pas populaire, rappelle Mayer, mais on y tenait. On cherchait une clientèle directement touchée par la danse: on l'a trouvée chez les élèves des écoles de danse, qu'on a attirés avec les compétitions. Les revenus autonomes ainsi générés nous ont permis de fonctionner et de grandir. On a encore énormément de participants qui viennent de l'École supérieure de ballet, de l'École de danse de Québec, des Ateliers de danse moderne de Montréal...» Cette année, 500 numéros sont inscrits en compétition, entre les 48 classes de maître offertes tant en hip-hop qu'en claquettes ou en contemporain.

Une quarantaine de spectacles sont également de la programmation. Celui de Louise Lecavalier, qui dansait vendredi pour la première fois à DansEncore, était à guichets fermés. Mais le plat de résistance cette année est la 9e Symphonie de Beethoven, le 13 juin. À quelques jours de la représentation, Claire Mayer est tout excitée de parler de la beauté de ce qu'elle a vu en répétition. «C'est la plus grosse production de notre histoire, présentée un soir seulement, avec 250 artistes.» L'orchestre symphonique, le choeur et quatre solistes, sous la direction de Jacques Lacombe, interprètent la 9e. Les chorégraphes Roberto Campanella, Edgar Zendejas, Shawn Hounsell et Margaret Mehuys composent chacun un mouvement, exécuté par une cinquantaine de danseurs de haut vol. Un montage visuel sur l'histoire de Trois-Rivières, «plus symbolique que le calendrier historique», vient compléter le tableau. Claire Mayer est fière, au fil du temps, d'avoir réuni un public averti hors des grands centres. Les artistes, dit-elle, sont chaque fois surpris de l'accueil et de la réceptivité des spectateurs. «Notre public sait reconnaître l'excellence, que ce soit en salsa, en ballet ou en contemporain.»

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