Danse et théâtre contemporains - Premier printemps du FTA

La chorégraphe Isabelle Van Grimde (deuxième à gauche) donne carte blanche à Marie Brassard, Dominique Leduc, Martine Beaulne et Alice Ronfard (absente) afin qu’elles réorchestrent son répertoire.
Photo: Jacques Grenier La chorégraphe Isabelle Van Grimde (deuxième à gauche) donne carte blanche à Marie Brassard, Dominique Leduc, Martine Beaulne et Alice Ronfard (absente) afin qu’elles réorchestrent son répertoire.

On sait maintenant tout de la première mouture du nouveau Festival TransAmériques (FTA), qui rallie la danse et le théâtre contemporains sous une même bannière. Plus de 20 spectacles venus d'Europe et d'Amérique convergeront vers la métropole du 23 mai au 7 juin prochain.

Un avant-goût de la programmation en janvier avait déjà dévoilé quelques têtes d'affiche: la chorégraphe française Maguy Marin, qui assurera l'ouverture du festival, Robert Lepage et son soap-opéra Lipsynch, ainsi que les productions du Flamand Guy Cassiers, de la Brésilienne Lia Rodrigues et des Québécois Daniel Léveillé et Carole Nadeau.

Le festival affichait hier ses autres couleurs. L'enfant terrible de la danse québécoise, Dave St-Pierre, revient secouer les planches et les spectateurs du 26 au 29 mai avec Un peu de tendresse, bordel de merde!, cabaret débridé et désenchanté pour 18 danseurs et comédiens sur la difficulté d'aimer. Sorti de l'ombre et propulsé sur la scène internationale avec La Pornographie des âmes en 2000, le chorégraphe poursuit ici sa trilogie intitulée Sociologie et autres utopies contemporaines.

Cette édition marque aussi le retour du génie italien Romeo Castelluci (Societas Raffaello Sanzio), «un des plus grands créateurs de notre époque», notait la directrice artistique Marie-Hélène Falcon, en conférence de presse. Hey Girl! (3-5 juin), fait advenir une nouvelle Ève, annonciatrice d'un nouveau monde.

«Les bouleversements scientifiques se retrouvent de plus en plus au coeur des oeuvres artistiques», soulignait le conseiller artistique Martin Faucher en annonçant quelques rencontres sur le thème tout au long du festival. Outre Hey Girl!, la science traverse également les pièces Frank Ketchup de la compagnie Le Pont Bridge, écho aux manipulations génétiques, CHS du jeune metteur en scène québécois Christian Lapointe (25-28 mai), métaphore artistique du phénomène inexpliqué de combustion humaine spontanée, et Quantum-Quintet du chorégraphe belge Brice Leroux (24-26 mai), qui propose des «jeux de perception fascinants», selon la directrice artistique Marie-Hélène Falcon.

La technologie se fait aussi poésie dans les Fansmagories technologiques I, II et III du metteur en scène Denis Marleau, incursions visuelles et sonores dans les pièces Dors mon petit enfant de Jon Fossse, Comédie de Samuel Beckett et Les Aveugles de Maurice Maeterlinck, réunies pour la première fois à Montréal (1er-7 juin).

D'ailleurs, l'ensemble de l'événement s'inscrit sous le signe des croisements disciplinaires. Life Is but a Dream # 1 de Patricia Allio et le Exorage Group (27-29 mai) s'articule autour d'une figure subversive de la scène underground new-yorkaise, Kathy Acker, et tient à la fois du théâtre, du concert et du cinéma. Les marionnettes du collectif canadien The Old Trout Puppet Workshop proposent une suite de petits contes philosophiques dans Famous Pupet Death Scenes (31 mai au 3 juin). Pour Perspectives Montréal (24-27 mai), la chorégraphe québécoise Isabelle Van Grimde donne carte blanche à quatre femmes de théâtre — Martine Beaulne, Marie Brassard, Dominique Leduc et Alice Ronfard — afin qu'elles réorchestrent son répertoire.

Bref, un grand brassage artistique s'annonce pour le premier printemps du nouveau FTA.
1 commentaire
  • raymond zika - Inscrit 9 mars 2008 06 h 19

    salut

    je suis un jeune artiste danseur chorégraphe ,je desire participé a un festival.