Le Monument-National se transforme en saloon

Jeannot Painchaud, fondateur et codirecteur du Cirque Éloize
Photo: Pedro Ruiz le Devoir Jeannot Painchaud, fondateur et codirecteur du Cirque Éloize

Dans sa jeunesse, aux îles de la Madeleine, Jeannot Painchaud, fondateur et codirecteur du Cirque Éloize, se souvient d’avoir joué de la cuillère en écoutant des airs de musique cajun, de musique celtique et de bluegrass, autour d’un feu. C’est dans cet univers que s’est construite l’idée de Saloon, le spectacle du Cirque Éloize qui prend l’affiche le 20 septembre au Monument-National.

Et c’est le cousin de Jeannot Painchaud, Éloi Painchaud, qui a écrit une bonne partie de la musique du spectacle.

Les deux cousins s’étaient perdus de vue depuis plusieurs années avant de retravailler ensemble sur Saloon. Éloi Painchaud, qui a beaucoup écrit de musique de film, s’est entre autres inspiré de O Brother, Where Art Thou ?, le film des frères Cohen, pour réaliser ce travail.

Déjà, avec Nomade, Jeannot Painchaud avait collaboré avec une autre de ses cousines, la musicienne Sonia Painchaud.

Durant Saloon, les musiciens sont au centre de la scène et tout le spectacle s’est construit autour d’eux, avec numéros de lasso, de roue Cyr, et d’acrobaties. Les acrobates se joignent d’ailleurs souvent aux trois musiciens pour chanter.

Pour jeter un regard poétique sur l’univers des saloons américains, le Cirque Éloize a fait appel à un metteur en scène belge, Emmanuel Guillaume. L’humeur et l’humour y sont conviés à travers différents numéros, promet Jeannot Painchaud.

Le spectacle fait référence à différentes étapes de l’histoire des États-Unis, dont la construction des chemins de fer et la ruée vers l’or. Le tout semble par ailleurs plaire à l’étranger, et le spectacle a foulé le sol de la Turquie, de la Suisse, de l’Autriche et de la France avant d’être présenté à Montréal. Jeannot Painchaud ajoute que Saloon a été rodé depuis sa grande première au festival de Saint-Tite l’an dernier.

Après Montréal, Saloon repart pour Londres, et pour les États-Unis, avant de revenir faire une tournée de 13 villes au Québec. « On a décidé de tourner davantage au Québec. Parce que les gens d’ici ne connaissent pas tant que cela ce que l’on fait. On est davantage connus en France qu’au Québec. » La compagnie a d’ailleurs l’intention de célébrer ses 25 ans en grand l’an prochain.

Le directeur artistique n’exclut pas d’ailleurs la possibilité de présenter Saloon dans ses îles natales, peut-être l’été prochain. C’est d’ailleurs aux Îles que le Cirque Éloize est né, au début des années 1990.

« S’il y a un spectacle du Cirque Éloize qui doit aller aux Îles, c’est bien celui-là. » Parions que ce sera l’occasion d’une grande réunion familiale…