Une grenouille, un parc et plein de surprises sur la piste

«La grenouille avait raison», un voyage entre le rêve et le cauchemar, sera présenté à la Tohu dès le 28 septembre.
Photo: Richard Haughton «La grenouille avait raison», un voyage entre le rêve et le cauchemar, sera présenté à la Tohu dès le 28 septembre.

Après avoir enchanté Montréal avec le spectacle solo Raoul il y a quelques années, James Thierrée et la Compagnie du Hanneton reviennent à la Tohu avecLa grenouille avait raison, dès le 28 septembre. James Thierrée y sera cette fois accompagné de cinq autres artistes. On y promet un voyage entre le rêve et le cauchemar. « Je fais du théâtre pour ne pas avoir à expliquer ce qui remue à l’intérieur, plutôt pour rôder autour », écrit l’artiste, qui est à la fois danseur, acrobate, mime, clown, acteur et metteur en scène, sur son site Internet.

La fin du mois d’août coïncide avec l’ouverture du parc Frédéric-Back, dans le quartier Saint-Michel, sur l’ancien site de la carrière Miron. Cette inauguration, ce samedi, donnera lieu à des performances circassiennes, à un dévoilement d’art public et à des activités pour toute la famille.

L’automne marquera aussi l’inauguration de la nouvelle place Bell à Laval, qui accueillera pour l’occasion le spectacle OVO du Cirque du Soleil, du 13 au 17 septembre. Le Cirque du Soleil prépare par ailleurs la première mondiale de son nouveau spectacle, Crystal, qui devrait avoir lieu plus tard cet automne. Le spectacle fera se rencontrer, pour la première fois, le monde de la glace et celui des arts du cirque. Des détails seront annoncés sous peu.

Le Cirque Éloize reprend quant à lui son spectacle Saloon cette année, d’abord au Centre culturel de Joliette, puis au Festival de Saint-Tite et en première à Montréal, au Monument-National, du 20 au 30 septembre. Le Cirque Éloize affirme qu’il a l’intention d’être plus présent dans les réseaux de diffusion du Québec. Il fera d’ailleurs la tournée de 13 villes québécoises avec ce Saloon. Le spectacle regroupe une douzaine d’artistes sur scène, dont trois musiciens et un chanteur. L’action se déroule en plein Far West.

Du côté des 7 doigts

Les 7 doigts présentent pour leur part Triptyque, du 23 au 25 novembre, au théâtre Maisonneuve de Montréal. Ce spectacle, qui mêle la danse et le cirque, se déploie dans l’oeil de trois chorégraphes : Marie Chouinard, Victor Quijada et Marcos Morau. La première propose un ballet désarticulé, le deuxième, une envolée sur des cannes d’équilibre et le troisième réunit huit circassiens dans un rêve surréaliste.

Photo: Alexandre Galliez Le spectacle «Triptyque», des 7 doigts, unit la danse et le cirque.

En novembre, ce sera au tour de la compagnie québécoise émergente Nord Nord Est d’occuper la Tohu avec Une chambre de verre, où brillera Valérie Doucet, qui défie l’acrobatie, la contorsion et l’équilibre. Ensuite, Patinoire, un spectacle des 7 doigts, prendra la scène de la Tohu. Il s’agit du premier spectacle solo de la compagnie, qui met en scène l’un de ses cofondateurs, Patrick Léonard. Il y sera, dit-on, à la fois équilibriste, clown de l’absurde et sac à blagues.

Fin février, les Coups de coeur de la Tohu reviennent, présentant les numéros favoris de l’année. C’est Sébastien Soldevila, des 7 doigts, qui en sera le maître de cérémonie.

À la semaine de relâche, on promet des activités à vivre en famille à la Tohu. Le spectacle Pss Pss, de la compagnie suisse Baccalà, revient avec le couple de clowns Camilla Pessi et Simone Fassari. Le Radiant présentera aussi, en alternance avec Pss Pss, le conte familial Petits pieds à grignoter.

Mi-mars, Yoann Bourgeois, du Centre chorégraphique de Grenoble, propose pour la première fois en Amérique du Nord Celui qui tombe, un spectacle à mi-chemin entre la danse contemporaine et l’acrobatie. Le tout se déroule, dit-on, sur un plateau de six mètres sur six mètres, suspendu à deux mètres du sol, sur lequel six interprètes évoluent. Yoann Bourgeois est à la fois acrobate, danseur et metteur en scène, et il joue dans ses spectacles avec les principes physiques, dont, ici, celui de la gravité…

Mentionnons enfin, fin mars, le tournoi de l’improcirque par les Improduits. Il s’agit de trois jours de compétition, où des artistes de différentes disciplines circassiennes s’affronteront, sur l’impro musicale des Wonder Trois-Quatre.