Amaluna ou la communauté des femmes

Amaluna, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Amaluna, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil

Le Cirque du Soleil (CS) levait le voile aujourd'hui sur Amaluna son nouveau spectacle sous chapiteau qui prendra l’affiche le 19 avril dans le Vieux-Port de Montréal. La production qui compte plus de 70 % d’artistes féminines est dédiée au talent des femmes.

«On s’est donné un défi particulier: faire un spectacle qui mettrait en évidence la performance et l’univers féminin», a expliqué le directeur de création, en conférence de presse, sous le chapiteau bleu et jaune.

Amaluna est une île mystérieuse peuplée de déesses. «Ama» signifie mère dans plusieurs langues et «luna» renvoie à la lune, symbole de féminité et de fertilité.

La metteure en scène newyorkaise Diane Paulus s’est notamment inspirée de la déesse Héra, grande protectrice de la femme dans la mythologie grecque, et de La Tempête pièce-testament de Shakespeare, dont le personnage de Prospéro se transforme ici en Prospéra, reine de l’île mystérieuse d’Amaluna.

«On ne peut construire un spectacle sur les femmes sans penser aux mères, aux filles, à la relation d’un parent à son enfant et à la beauté qui vient des prochaines générations», a confié Mme Paulus.

C’est donc pour sa fille que Prospéra orchestre une cérémonie-hommage à la féminité et à l’amour en guise de rituel de passage et de transmission.

Trois segments ont été présentés, dont une performance tout à fait inédite de barres asymétriques, discipline olympique adaptée spécifiquement pour le spectacle. Une dizaine de filles-femmes amazones se balancent, tournent et culbutent avec un mélange de force et de grâce, qui risque de faire la marque de ce spectacle tout féminin.

Un immense bol-vase rempli d’eau sert de décor à un numéro d’équilibre sur cannes entrecoupé d’immersions suaves. L’ouverture dévoilée d’Amaluna a aussi permis de découvrir la brochette de personnages, des guerrières et amazones aux déesses en passant par les paons — animal préféré d’Héra — et les princesses.

Fait unique dans l’histoire du Cirque, deux femmes tiennent les rôles de clowns, dont la Québécoise Nathalie Claude, comédienne de la compagnie de théâtre Momentum et conseillère pour le CS. «C’est la première qu’il y a un duo de femmes clowns, c’est une chance de faire ça, ç’a été un déclencheur pour moi, en plus du thème de l’hommage aux femmes.

Amaluna, 32e production du CS, regroupe une cinquantaine d’artistes venus d’une quinzaine de pays.

Le reste de l’équipe de création réunit, outre les fondateurs du CS Messieurs Laliberté et Sainte-Croix, Fernand Rainville à la direction de création, Scott Pask à la scénographie, Mérédith Caron à la conception des costumes Bob & Bill à la composition musicale ainsi que chorégraphe française Karole Armitage. Debra Brown, Caitlan Maggs et Rob Bollinger signent les acrobaties.

Après Montréal, le spectacle s’arrêtera au Port de Québec dès le 25 juillet, avant de prendre la route de Toronto et de Vancouver.
1 commentaire
  • France Marcotte - Abonnée 4 avril 2012 19 h 40

    Ah..


    Je crois que je suis mieux de rien dire.