Le projet de film sur la tuerie de la Polytechnique en inquiète plusieurs

Le projet de film sur la tuerie de l'école Polytechnique, survenue en décembre 1989, en inquiète plusieurs.

Si la plupart des familles des victimes de Marc Lépine sont d'accord avec l'idée, les employés de l'établissement montréalais le sont beaucoup moins. Il faut dire qu'ils n'ont pas été avisés avant que la nouvelle sorte, contrairement aux parents des victimes.

La porte-parole de Polytechnique, Chantal Cantin, a indiqué au Journal de Montréal que les deux tiers des travailleurs présents en 1989 étaient toujours à l'emploi de l'école, et qu'ils ne voyaient pas le projet d'un très bon oeil. Mme Cantin fait valoir que le sujet demeure très délicat à l'intérieur des murs de l'établissement.

Une secrétaire de l'école, Carole Giguère, a déploré qu'on n'ait pas consulté les employés. Elle estime que l'idée de réaliser un film sur la tragédie découle d'un manque de jugement.

Sylvie Haviernick, la présidente de la Fondation du 6 décembre, qui réunit les proches des 14 victimes, affirme de son côté que les parents sont prêts pour une production de ce type.

Catherine Bergeron, la soeur de l'une des victimes, précise que tous les proches qu'elle a contactés appuient le projet de long métrage. Elle dit toutefois comprendre les appréhensions de certains.

L'instigatrice du projet, Karine Vanasse, qui agira à titre de coproductrice et qui tiendra l'un des rôles principaux, a promis de traiter le sujet avec sensibilité et avec tout le respect qu'il mérite.

Le drame remonte au 6 décembre 1989. Nourri d'une hargne sans borne, Marc Lépine était entré dans l'établissement montréalais pour y abattre 14 jeunes femmes.