À voir à la télévision le mardi 12 avril - Escrocs de haut vol

Après tant de frissons (ainsi que des tonnes d'invraisemblances!) devant 24 heures chrono, la série qui lui succède à Télé-Québec, britannique cette fois, représente une pause salutaire, un moment d'amusante légèreté qui ne fait pas l'économie de l'intelligence.

Les créateurs des As de l'arnaque ne s'en sont pas cachés et, ma foi, nous l'aurions découvert par nous-mêmes s'ils avaient gardé le silence: ces joyeux escrocs d'une élégance rare, qui se font un point d'honneur de coincer plus malhonnêtes et plus riches qu'eux, sont inspirés des cambrioleurs en complets Armani d'Ocean's Eleven, de Steven Soderbergh. Suffit de remplacer les casinos de Las Vegas par les milieux chic et branchés de Londres.

Charmeurs, frimeurs et flairant toujours la bonne affaire, peu importe que le décor soit celui de la haute finance ou celui des galeries d'art huppées, les six comparses en mènent large dans les rues de la capitale anglaise et ne sont jamais à court de plans machiavéliques. Dirigés par Mickey (Adrian Lester), celui qui affiche en toute circonstance un calme olympien, sauf lorsqu'il s'agit de signer les papiers de son divorce, ces joyeux troubadours de la combine forment un ensemble aussi amusant que disparate. Il y a d'ailleurs tout un monde qui sépare les vieux routiers de la bande avec Danny Blue (Marc Warren, baveux à souhait), le jeune ambitieux qui prétend tout savoir... Et en matière de machinations abracadabrantes, Les As de l'arnaque n'a rien à envier à The Sting ou à Ocean's Eleven. Chaque épisode contient sa large part d'éléments farfelus, ponctués d'une scène délirante où les personnages arrêtent le cours de l'intrigue pour basculer dans l'imaginaire le plus débridé. Des voleurs que l'on voudrait presque voir débarquer chez soi...

Les As de l'arnaque: Le grand jeu

Télé-Québec, 21h