La 18e édition du Festival du film black est lancée à Montréal

Le film «Tropique de la violence», de Manuel Schapira, clôturera le festival dimanche.
Photo: Fournie par le Festival international du film black de Montréal Le film «Tropique de la violence», de Manuel Schapira, clôturera le festival dimanche.

Racisme, condition féminine, sport et questions LGBTQ+ seront au coeur de la 18e édition du Festival international du film black de Montréal (FIFBM), qui débute mardi dans la métropole pour célébrer une nouvelle fois la diversité à l’écran.

L’événement, qui s’échelonne jusqu’au dimanche 25 septembre, proposera — en salles et en ligne — pas moins de 95 films provenant de quelque 25 pays dans le but de permettre au public de découvrir la réalité des communautés noires des quatre coins du monde.

L’organisation promet une programmation variée, qui ne « laissera personne indifférent ». « Nous félicitons les créateurs qui prennent des risques en faisant des choix non commerciaux, ce qui leur permet de propager des histoires et des réalités qui, autrement, ne se seraient pas rendues jusqu’à vous », a déclaré Fabienne Colas, présidente fondatrice du festival, par voie de communiqué.

Lovely Jackson, du réalisateur américain Matt Waldeck, lancera le bal mardi soir au cinéma Impérial. Il s’agira d’ailleurs de la première internationale de ce documentaire qui raconte le parcours de Rickey Jackson, un homme ayant passé près de 40 ans dans l’une des prisons les plus dangereuses de l’Ohio après avoir été accusé, à tort, de meurtre. Pour l’occasion, le réalisateur Matt Waldeck et Rickey Jackson seront présents à Montréal pour répondre aux questions du public juste près la projection.

Le film Tropique de la violence, du réalisateur français Manuel Schapira, clôturera quant à lui le festival au cinéma du Musée dimanche. Adapté du livre du même nom de Nathacha Appanah, le long métrage raconte le quotidien de Moses, un adolescent de 13 ans, qui craint d’être expulsé après le décès soudain de sa mère. Il rejoint alors les bidonvilles de l’île française de Mayotte, là où des dizaines d’autres enfants vivent seuls, abandonnés par la société.

Parmi les autres oeuvres incontournables à découvrir, on peut notamment mentionner Hommage d’une fille à son père, un documentaire de la réalisatrice Fatou Cissé consacré à son père, le cinéaste malien Souleymane Cissé. Sans oublier Kaepernick & America, réalisé par Ross Hockrow et Tommy Walker, A Star Without a Star, du réalisateur Kirk E. Kelleykahn, ou encore Robuste, premier long métrage de la réalisatrice française Constance Meyer.

Festival international du film black de Montréal

Dans plusieurs salles à Montréal

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