Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de cœur : le matin sur la Croisette

 

Ceux qui ne viennent pas à Cannes s’imaginent souvent qu’on vit ici une existence idyllique. En vérité, entre les projections en salle, les entrevues et l’écriture à l’ordi, on court partout et les charmes de la Côte d’Azur nous passent sous le nez. Sauf le matin. Au long de la Croisette, les plages sont vides pour cause de noceurs épuisés endormis à l’hôtel. La lumière est belle, presque blafarde, les montages de l’Esterel se découpent sous un ciel rosé. Le lieu nous appartient. Alors on respire l’air de la baie, en se disant que la vie est belle et le panorama bien joli.

Coup de gueule : les étoiles de la critique

Le Festival roule depuis plusieurs jours. On voit des bons films ou pas, mais sans avoir senti passer sur l’un d’eux le souffle de la palme. L’opinion est bien divisée. Des pools critiques du film français et de Screen International donnent des étoiles aux œuvres de la course. On les consulte chaque jour. Or, aucun consensus ne perce et c’est à croire qu’on n’a pas vu les mêmes films. Certains accordent une palme à des films qu’on a trouvé inaboutis, d’autres, la baboune du mécontentement. Mais entre Screen (des journalistes surtout anglo-saxons) et Le film français (des voix de l’Hexagone) se creuse un gouffre. Des sensibilités complètement différentes se font jour. Les cotes varient de bout en bout. Alors on se dit que la critique n’est vraiment pas une science exacte et que la subjectivité règne partout.

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