Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de cœur : l’Ukraine encore et toujours

 

Pendant que des représentants de cinéastes ukrainiens ne remisent pas leur colère face à la présence en compétition du Russe Kirill Serebrennikov, pourtant dissident, avec La femme de Tchaïkovski, des images de l’invasion sauvage embrasent le Palais. Le documentaire Mariupolis 2 du Lituanien Mantas Kvedaravicius, tué par l’armée russe en Ukraine sous les bombes en avril dernier, a soulevé les émotions. Dans la ville martyre de Marioupol, il a capté des scènes de guerre et de vie quotidienne des habitants luttant pour leur survie. Le cinéaste devient ainsi à Cannes un symbole de résistance.

Coup de gueule : TikTok rappelé à l’ordre

Les réseaux sociaux ne sont pas toujours solubles dans un festival comme Cannes, quand ils font fi des élémentaires règles d’éthique. Le cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh a démissionné de son poste de président du premier jury TikTok du court métrage au Festival. Il n’en pouvait plus des pressions indues exercées par le réseau social chouchou des jeunes pour contrôler le jeu. « Il faut que TikTok comprenne qu’un jury, c’est souverain, a-t-il martelé. Vous pouvez choisir des films, ça s’appelle la sélection, choisir le jury, mais après il faut le laisser faire son travail. » En fin de compte, TikTok est revenu à la raison et Rithy Panh s’est ravisé.

Odile Tremblay est l’invitée du Festival de Cannes.



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