Une nouvelle plateforme québécoise pour les cinéphiles

Pour l’heure, les cinéphiles peuvent visionner sur Le Panoptique les huit courts métrages réalisés par Denis Côté entre 1999 et 2005.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Pour l’heure, les cinéphiles peuvent visionner sur Le Panoptique les huit courts métrages réalisés par Denis Côté entre 1999 et 2005.

Lancée lundi, la nouvelle plateforme numérique Le Panoptique s’est donné pour mission de restituer des films jusque-là introuvables ailleurs. Et pour ses débuts, le site frappe fort en proposant l’éventail des courts métrages réalisés par le cinéaste Denis Côté au début des années 2000, avant qu’il ne devienne l’enfant terrible du cinéma québécois.

Le média spécialisé Panorama-cinéma, créateur du Panoptique, promet des additions comme celle-ci tous les mois. Toujours dans l’esprit de numériser des œuvres souvent oubliées, qui ne se trouvent sur aucune autre plateforme.

En ce sens, on présente l’initiative comme complémentaire à Éléphant, un projet de restauration des vieux films québécois mis sur pied par Québecor en 2008. « Éléphant travaille sur des films plus accessibles. Mais il reste un paquet de zones d’ombre. Il y a des films très particuliers qui sont tombés dans des craques », a précisé Mathieu Li-Goyette, rédacteur en chef de Panorama-cinéma.

Qui plus est, Le Panoptique ne se limitera pas qu’au cinéma québécois, contrairement à Éléphant. À terme, on veut déterrer des films venant du monde entier, notamment du Canada anglais, où il n’existe pas de telles plateformes mettant en valeur le patrimoine cinématographique.

Pas d’abonnement

Pour l’heure, les cinéphiles peuvent visionner sur Le Panoptique les huit courts métrages réalisés par Denis Côté entre 1999 et 2005. À cela s’ajoutent des extraits provenant des repérages faits dans le Nord-du-Québec avant le tournage d’États nordiques, le premier long métrage de Denis Côté, sorti en 2005.

Le tout est accessible pour 6,99 $, une location d’une semaine, comme au temps des clubs vidéo. À l’ère où la plupart des plateformes fonctionnent par abonnement, il s’agit pour le moins d’un modèle d’affaires audacieux, reconnaît Mathieu Li-Goyette. « Quand vous avez des abonnés, vous devez toujours les satisfaire pour qu’ils restent en proposant constamment du nouveau contenu. On ne voulait pas de cette pression-là », a-t-il expliqué en entrevue au Devoir.

Le rédacteur en chef de Panorama-cinéma n’a pas voulu en dire davantage sur l’œuvre qui sera mise en ligne le mois prochain, se contentant d’indiquer que la restauration a nécessité l’enregistrement de musique. Cette démarche est rendue possible grâce au financement du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts de Montréal.

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