L’autrice Annie Ernaux fera son cinéma à la Quinzaine des réalisateurs

L’autrice des «Années», Annie Ernaux, 81 ans, présentera son premier film dans ce concours parallèle au Festival de Cannes.
Photo: Ulises Ruiz Agence France-Presse L’autrice des «Années», Annie Ernaux, 81 ans, présentera son premier film dans ce concours parallèle au Festival de Cannes.

Les premiers pas de l’autrice Annie Ernaux au cinéma, un drame sur le terrorisme à Paris avec Virginie Efira, des films venus du Maghreb ou d’Ukraine : la 54e Quinzaine des réalisateurs, concours qui se tient pendant le Festival de Cannes, a présenté mardi sa sélection.

Onze réalisatrices sont sélectionnées, pour un total de 23 films qui veulent restituer « la beauté et la richesse du cinéma contemporain mondial », a indiqué le délégué général Paolo Moretti, qui doit passer la main à l’issue de cette édition.

Elle débutera par la remise du traditionnel Carrosse d’or, cette année décerné à la réalisatrice américaine Kelly Reichardt, par ailleurs présente en compétition officielle à Cannes pour son nouveau film, Showing Up.

La Quinzaine (du 18 au 27 mai) montrera le premier film d’Annie Ernaux, qu’elle a réalisé à 81 ans avec son fils David. Les années super 8, comme l’œuvre de l’autrice des Années, promet de faire le lien entre autobiographie et récit sociopolitique : il a été composé à partir de ses propres films de famille tournés entre 1976 et 1981.

Le bataillon français est bien représenté, avec le dernier film de Mia Hansen-Løve (Un beau matin, avec Melvil Poupaud et Léa Seydoux) ; celui de Philippe Faucon, sur le destin des harkis, 60 ans après l’indépendance de l’Algérie ; ou encore le deuxième film de Léa Mysius (Les cinq diables, avec Adèle Exarchopoulos), scénariste chez Jacques Audiard et Arnaud Desplechin.

La cinéaste Alice Winocour, de son côté, s’attaque à la question du terrorisme en traitant d’un attentat perpétré dans la capitale française (Revoir Paris, avec Virginie Efira et Grégoire Colin).

Des films de partout

 

Outre un film asiatique qui va intégrer prochainement cette sélection, mais dont le titre n’a pas été révélé, des films venus des quatre coins du monde seront projetés, dont un premier long métrage ukrainien (PAMFIR, de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk), annoncé comme une « tragédie grecque entre parabole sociale et politique ». Les questions politiques seront très présentes, dans des films aussi bien venus d’Amérique latine (1976, de Manuela Martelli, sur la dictature de Pinochet au Chili) que du monde arabe, de la Tunisie au Liban.

Le film d’ouverture est du réalisateur italien qui avait adapté Martin Eden, de Jack London, à savoir Pietro Marcello. Son premier film tourné en français, L’envol, avec Louis Garrel, est selon lui « une fable empreinte de réalisme magique ».

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