À voir à la télévision le samedi 6 novembre - Première leçon

La question de porter à l'écran l'oeuvre de J. K. Rowling ne s'est jamais posée tant il semblait évident, devant un succès aussi phénoménal que celui d'Harry Potter, que son passage au cinéma n'était que pure formalité. Par qui et avec qui? Voilà les véritables enjeux débattus par les «pottermaniaques».

Pour la romancière à succès — un qualificatif qui doit encore sembler étrange aux oreilles de celle qui écrivait dans les cafés d'Édimbourg pour fuir le froid glacial de son modeste logis —, l'exigence primordiale était le tournage des divers épisodes de l'apprenti sorcier en Grande-Bretagne, question d'assurer une authenticité que les baguettes magiques numériques ne peuvent encore offrir.

Option logique mais coûteuse, Steven Spielberg fut pressenti pour jouer au démiurge, mais il laissa finalement la tâche à Chris Columbus pour les deux premiers épisodes de la série. Après Home Alone, Mrs. Doubtfire et Bicentennial Man, on savait déjà qu'il pouvait manipuler des effets spéciaux tout en dirigeant avec soin des enfants qui font leurs premiers pas devant une caméra comme d'autres sur un balai volant. Et Columbus, ainsi que le scénariste Steve Kloves, se doutait aussi que les jeunes admirateurs ne cherchaient nullement une relecture, une vision nouvelle ou, pis encore, quelques libertés face au monde de Potter.

Ceci étant dit, la «magie», puisque c'est bien de cela qu'il s'agit, opère sur grand écran grâce à ce formidable assemblage de mythes, d'aventures trépidantes, de drames familiaux et de charmantes pitreries qui tient le public en haleine, peu importe son âge. Et aux côtés de l'attachant Daniel Radcliffe, on a droit à un splendide aréopage d'acteurs anglais (Fiona Shaw, John Hurt, Maggie Smith, etc.) qui donne le goût de retourner à l'école, même celle des sorciers.

Harry Potter à l'école des sorciers

TVA, 18h30