Trois Québécois finalistes dans la course aux César

L’acteur Sylvain Marcel, l’actrice et réalisatrice Valérie Lemercier et l’actrice Danielle Fichaud à leur arrivée pour la projection du film Aline à Cannes.
Christophe Simon Agence France-Presse L’acteur Sylvain Marcel, l’actrice et réalisatrice Valérie Lemercier et l’actrice Danielle Fichaud à leur arrivée pour la projection du film Aline à Cannes.

Trois acteurs québécois sont finalistes à la cérémonie des César du cinéma français dans des catégories de second rôle.

Danielle Fichaud est nommée pour son interprétation de Thérèse Tanguay-Dion dans Aline et Sylvain Marcel pour son jeu dans le rôle de René Angelil dans le même film. Au total, le film de Valérie Lemercier consacré à Céline Dion, obtient dix nominations.

Xavier Dolan est de son côté finaliste pour sa présence dans Illusions perdues de Xavier Giannoli.

Adaptation enlevée du grand roman de Balzac, fresque acide sur la presse et ses dérives, le film Illusions perdues fait figure de favori pour les César 2022, qui seront décernés le 25 février à Paris et tenteront de redorer l’image de cette institution.

Les 4363 professionnels du cinéma membres de l’Académie ont désormais un mois pour voter.

La 47e cérémonie officielle devra faire oublier les naufrages des précédentes éditions.

En 2020, à l’apogée d’une crise interne, Roman Polanski, accusé de viol, était sacré meilleur réalisateur pour son film « J’accuse », provoquant le départ de la cérémonie de l’actrice Adèle Haenel. L’image est devenue l’un des symboles de la lutte contre les violences sexuelles dans le cinéma.

Malgré un profond renouvellement, la cérémonie de l’an dernier n’a pas attiré une grande audience et a suscité un torrent de critiques déplorant le nombrilisme du monde du cinéma en pleine pandémie.

Cette année, les organisateurs ont misé sur des valeurs sûres, avec l’animateur et humoriste Antoine de Caunes comme maître de cérémonie et la scénariste et réalisatrice Danièle Thompson en présidente. Mais ils auront fort à faire tant le désamour pour les grandes cérémonies semble croissant, à l’instar des Golden Globes, évincés de la télévision américaine.

Avec Agence France-Presse

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