Les flâneurs

Photo: Le Devoir

Amélie Gaudreau

Noël déchirant
On apprenait il y a dix jours que quatre courts métrages québécois se trouvaient sur les longues listes de nominations aux Oscar. Y figure notamment Les grandes claques, d’Annie St-Pierre, comédie dramatique nimbée de nostalgie qui montre un Noël dur sur les cœurs des enfants et de leurs parents nouvellement séparés, dans une réunion familiale « typique », en 1983. Fort d’une rumeur positive et de récompenses dans certains festivals, le film n’est accessible que sur le site du magazine américain The New Yorker.


Stéphane Baillargeon

Merci de demander

Nous sommes tous en deuil de quelqu’un ou de quelque chose en ces temps pandémiques, alors aussi bien assumer. Le balado Terrible, Thanks for Asking propose des plongées jusque dans des recoins de l’âme où bien peu de gens acceptent de farfouiller. Des épisodes récents s’intéressaient à Amanda Knox acquittée de meurtre en Italie en 2015, à un escroc ayant filouté plusieurs personnes, à une dame victime de haine viscérale en ligne, aux secrets enfouis d’un vétéran du Vietnam. L’Américaine Nora McInerny, qui a publié sur la tristesse et le deuil, mène l’enquête compassionnelle.

 


Manon Dumais

Autobiographie culottée

La bédéiste française Pénélope Bagieu n’a pas son pareil pour croquer des portraits de femmes. Après deux tomes des Culottées, où elle rend hommage à diverses héroïnes, dont Joséphine Baker, et California Dreamin’, biographie consacrée à Mama Cass, voilà qu’elle signe son premier récit autobiographique. Composé d’une quinzaine d’anecdotes de jeunesse, Les strates (Gallimard) aborde avec fraîcheur et franchise la puberté, l’amitié, les premières amours, le consentement, la séparation, le deuil et l’affirmation de soi. Un portrait drôle, touchant et doux-amer où plusieurs se reconnaîtront.

 


Caroline Montpetit

Les cartes et nous

On ne prend plus le temps de les déployer sur nos genoux. À travers les âges, les cartes géographiques ont pourtant traduit différentes visions du monde, colporté des erreurs, servi des intérêts stratégiques. Dans son beau livre Les erreurs dans les cartes (Éditions courtes et longues), Benjamin Furst nous emmène en voyage au pays des cartes. On y trouve les exemples les plus divers, d’une carte tracée sur une peau par des Autochtones de Caroline du Sud au XVIIe siècle à celles qui octroient successivement le Cachemire à l’Inde ou au Pakistan, en passant par les cartes erronées de la guerre de Sécession.

 

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