Le Festival du cinéma en Abitibi-Témiscamingue dévoile sa programmation

«Le pouvoir du chien», de Jane Campion, sera diffusé en clôture du FCIAT. Le film avait été présenté en avant-première à la Mostra de Venise plus tôt cette année.
Photo: Kirsty Griffin Netflix Cross City FIlms «Le pouvoir du chien», de Jane Campion, sera diffusé en clôture du FCIAT. Le film avait été présenté en avant-première à la Mostra de Venise plus tôt cette année.

Photo: Carole Bethuel Mandarin Production Foz Sophie Marceau, Géraldine Pailhas et André Dussollier dans le film «Tout s'est bien passé», du réalisateur français François Ozon
Malgré la pandémie, le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) compte bien fêter comme il se doit sa 40e édition, qui sera présentée du 30 octobre au 4 novembre à Rouyn-Noranda. Pas moins de 17 longs et 97 courts et moyens métrages seront présentés cette année. Parmi eux, 50 premières, dont 15 mondiales.

« En temps de pandémie, je pense qu’on peut parler d’exploit. On a réussi à maintenir, avec beaucoup d’efforts certes, ce qu’on avait à proposer dans les dernières années », se réjouit Jacques Matte, président et cofondateur du FCIAT.

Le festival avait déjà annoncé fin septembre les films sélectionnés pour l’ouverture et la fermeture de l’événement, soit le film français Tout s’est bien passé, de François Ozon, et The Power of the Dog (Le pouvoir du chien), une adaptation d’un roman de Thomas Savage (1967) réalisée par la Néo-Zélandaise Jane Campion et coproduite par Roger Frappier. Le reste de la programmation a été dévoilé mardi.

Difficile pour Jacques Matte de nommer ses coups de cœur cette année. « C’est l’ensemble de la programmation, mon coup de cœur », lance-t-il, un sourire dans la voix. Chose certaine : il y en aura pour tous les goûts, les cinéphiles ne seront pas déçus, promet-il.

Photo: Carole Bethuel Mandarin Production Foz Sophie Marceau, Géraldine Pailhas et André Dussollier dans le film «Tout s'est bien passé», du réalisateur français François Ozon

Il s’aventure tout de même à nommer quelques productions d’ici qui devraient marquer les esprits. À commencer par La vie devant moi, un documentaire réalisé par Simon C. Vaillancourt. « C’est sûr que ça va être un coup de cœur du public, soutient-il. Le réalisateur accompagne des jeunes foudroyés par le cancer. C’est certain que ce film va être une pièce centrale du festival. »

Il évoque aussi Inhumain, le premier long métrage de Jason Brennan. Ce thriller psychologique raconte l’histoire de Mathieu, un neurochirurgien autochtone expatrié à Montréal qui retourne dans sa communauté natale, en territoire anichinabé, après le décès de son père. Dans ce film, c’est le jeu d’acteur « formidable » de Samian qui a particulièrement marqué le cofondateur du festival.

Sans oublier la comédie d’horreur québécoise Brain Freeze, de Julien Knafo, qui a ouvert le festival Fantasia cet été. Le long métrage, mettant en vedette Roy Dupuis, Iani Bédard et Marianne Fortier, raconte une invasion de zombies qui décime une communauté insulaire.

On note aussi dans la programmation le film Une révision, réalisé par Catherine Therrien et mettant en scène Patrice Robitaille dans le rôle d’un professeur de philosophie. Mais aussi le film France, du réalisateur français Bruno Dumont, qui a déjà été présenté au Festival de Cannes cette année. On y retrouve Léa Seydoux dans le rôle d’une populaire journaliste télévisée.

Un festival « presque normal »

Pour cette 40e édition, les spectateurs pourront compter sur le retour d’Espace court, les 28 et 29 octobre au Petit Théâtre du Vieux Noranda, mais aussi sur celui du brunch-conférence du dimanche. « On voulait quelque chose de différent cette année, alors on a invité des journalistes et d’anciens journalistes à répondre aux questions du public. Il y aura Franco Nuovo, Francine Grimaldi, Pierre Therrien et Michel Coulombe », indique Jacques Matte.

Et pour souligner encore plus cet anniversaire, une exposition de photographies plongera les visiteurs dans le passé, en leur présentant des archives du passage de personnalités du milieu lors des 40 années du festival.

Si la programmation laisse ainsi envisager un retour à la normale pour le FCIAT, la taille du public y sera réduite cette année encore, mais cette fois-ci, volontairement. En 2020, seules 140 personnes avaient été autorisées à participer au festival, l’un des rares de l’automne à avoir pu se tenir en présentiel, puisqu’il se trouvait en zone jaune. Cette année, même si les dernières mesures sanitaires du gouvernement Legault permettent aux cinémas et aux théâtres de faire salle comble, le festival a préféré « maximiser le confort des cinéphiles » et ne remplir le Théâtre du cuivre qu’à 80 % de sa capacité.

« On se retrouve avec environ 500-550 places plutôt que 700, car on souhaitait maintenir une distanciation entre les sièges. La clientèle est encore inquiète, on ne peut pas arriver en un claquement de doigts d’une salle avec distanciation à une salle où tu te retrouves à côté de parfaits inconnus », note M. Matte.

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