Cinéma - Nouveaux records de vente pour le festival Fantasia

Le festival international de films Fantasia, voué au cinéma fantastique, n'avait jamais encore suscité un tel engouement. Les deux salles de cinéma de l'université Concordia à Montréal, où se déroulait le festival, ont accueilli entre le 8 juillet et le 1er août dernier, plus de 78 000 spectateurs, contre 73 000 l'année dernière et 70 000 en 2002.

Marc Lamothe, le directeur des communications du festival, ne mâche pas ses mots. «C'est une véritable consécration», a-t-il déclaré hier au Devoir. Mais si les organisateurs ne sont pas peu fiers de ce nouveau record, Marc Lamothe se dit surpris, davantage encore, par la qualité des films retenus par le public cette année.

Parmi les 110 longs métrages au programme, le film français d'Enki Bilal, Immortel, présenté lors du week-end thématique bandes dessinées, une première cette année au festival, a été tout particulièrement apprécié par les spectateurs. Il a d'ailleurs été récompensé du prix du film le plus innovateur. Quant au prix du meilleur film, c'est à un film sud-coréen, atmosphérique et inquiétant, A Tale of Two Sisters, de Ji-woon Ki, qu'il a été attribué par le public.

«Le public a vraiment manifesté le désir de nous suivre dans des films de grande qualité, souvent moins légers», estime Marc Lamothe. «Cette huitième édition marque un tournant dans l'histoire du festival, déclare-t-il. Nous avons longtemps été considérés comme un simple festival de films d'horreur, nous n'étions pas pris au sérieux. Le succès de cette année montre bien que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Nous avons vraiment gagné en crédibilité», résume-t-il.

C'est également un film asiatique, le film d'action Last Life in the Universe, du Thaïlandais Pen-Ek Ratanaruang, qui a reçu du jury le prix du meilleur film, devant le film anglais Shaun of the Dead d'Edgar Wright (prix d'argent) et le film du Coréen Lee Soo-Yeon The Univited (prix de bronze).