«Those Who Wish Me Dead»: à l'épreuve du feu

Angelina Jolie, dans le personnage d’Hannah, apparaît pratiquement  invincible malgré les blessures et les coups.
Warner Bros. Pictures Angelina Jolie, dans le personnage d’Hannah, apparaît pratiquement invincible malgré les blessures et les coups.

Connor, 12 ans, est dans un sale pétrin. Son père vient de périr sous ses yeux, et les deux hommes responsables de sa mort sont maintenant à ses trousses. En pleine nature.

Comme si cela ne suffisait pas, voici que les assassins décident de déclencher un feu de forêt afin de distraire les autorités tout en isolant Connor. Heureusement pour ce dernier, il croise la route d’Angelina Jolie, alias Hannah Faber, une pompière-parachutiste de garde dans une des tours du secteur.

L’enfant et sa protectrice parviendront-ils à échapper à leurs poursuivants et au brasier ?

Pas spécialement vraisemblable, Those Who Wish Me Dead (Ceux qui veulent ma mort) s’avère en revanche assez divertissant. C’est une grosse production hollywoodienne dotée de gros moyens, d’une grosse star, de gros effets spéciaux, mais qui, comme l’ont relevé maints médias américains, se distingue en n’étant ni une suite ni un film de superhéros.

Sur ce point toutefois, on pourrait objecter qu’Angelina Jolie, malgré les blessures subies et les coups reçus, apparaît pratiquement invincible.

C’est de bonne guerre, l’ancienne interprète de Lara Croft étant du reste une habituée du film d’action, de Mr. & Mrs. Smith (M. et Mme. Smith) à Salt, en passant par Wanted (Recherché).

Aussi charismatique qu’attachante derrière une façade stoïque (conséquence d’une tragédie revisitée lors de retours en arrière répétitifs), Jolie partage avec son jeune partenaire une réelle chimie.

Leurs interactions sont tour à tour intenses et savoureuses, le film ne rechignant pas à y aller de petites touches d’humour bienvenues, çà et là.

Malheureusement, c’est tout le contraire qui se produit avec les deux méchants de service, qui se révèlent inintéressants au possible. Or, on connaît le dicton : meilleur est le méchant, meilleur sera le film. Privés de relief, de substance, Aidan Gillen et Nicholas Hoult ne parviennent jamais à s’imposer.

À l’inverse, le shérif incarné par Jon Bernthal et, surtout, sa conjointe enceinte jouée par Medina Senghore sont bien plus intéressants.

Des coins ronds

Cette dernière, en particulier, se voit impartie d’une part déterminante de l’action au troisième acte, et on en aurait en l’occurrence pris davantage — quoique, à près de deux heures et demie, le film eût gagné à être resserré.

Taylor Sheridan, qui a écrit et réalisé Those Who Wish Me Dead (après le semble-t-il excellent Wind River), est l’auteur du scénario du récent Without Remorse (Sans aucun remords), autre production musclée qui remplissait son mandat de solide divertissement tout en tournant les coins ronds.

On doit aussi à Sheridan les scénarios, supérieurs, de Hell or High Water (Hors-la-loi) et Sicario. C’est dire qu’il est capable de mieux.

Il n’empêche, avec ses morceaux de bravoure savamment placés et exécutés (la traversée d’une clairière frappée par la foudre, la fuite in extremis de la tour assiégée, notamment) et le jeu persuasif de sa vedette, Those Who Wish Me Dead maintient la tension et l’attention.

Ceux qui veulent ma mort (V.F. de Those Who Wish Me Dead)

★★★

Action de Taylor Sheridan. Avec Angelina Jolie, Finn Little, Nicholas Hoult, Aidan Gillen, Jon Bernthal, Medina Senghore. États-Unis, 2021, 149 minutes. En salle en V.O. le 14 mai et en VSD en V.O. et V.F. sur les grandes plateformes, dont Amazon Prime, Cineplex Store, GooglePlay, Microsoft, YouTube.

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