Un rapport de la firme Secor fait ressortir les lacunes du Festival des films du monde de Montréal

Une étude confiée à la firme Secor Conseil fait ressortir les lacunes d'organisation et de gouvernance du Festival des films du monde de Montréal. Réalisée à la demande de Téléfilm Canada et de la Société de développement des entreprises culturelles (Sodec), l'étude porte sur les quatre grands festivals de films au Canada — de Montréal, de Vancouver, de Toronto et de l'Atlantique.

Selon l'étude, les professionnels de l'industrie consultés déplorent l'attitude des dirigeants du festival de Montréal, de même que leur manque d'ouverture et de générosité envers le milieu.

Des créateurs interviewés déplorent de ne pas trouver au FFM des lieux ou des forums de rencontres et d'échanges qui font la force de tels événements, en favorisant l'implication du milieu et l'émulation entre professionnels.

Les professionnels soulignent que le Marché du film de Montréal est peu fréquenté et la majorité des personnes consultées doutent de son utilité.

Malgré les déficiences observées, les professionnels désirent conserver un événement cinématographique d'envergure internationale à Montréal. Par ailleurs, on reproche le manque de transparence des dirigeants, qui s'est, entre autres, manifesté par un refus de collaborer à cette étude.

Téléfilm et la Sodec entendent se servir de l'analyse pour élaborer un cahier de charges qui sera rendu public vers la mi-septembre.