Les rendez-vous des Rendez-vous

«Première vague», de Max Dufaud, Kevin T. Landry, Reda Lahmouid et Rémi Fréchette. 
Photo: Bande annonce (capture d'écran) «Première vague», de Max Dufaud, Kevin T. Landry, Reda Lahmouid et Rémi Fréchette. 

Les Rendez-vous Québec cinéma commencent mercredi et se poursuivront jusqu’au 8 mai. Environ 300 films, courts, longs, de documentaire et de fiction, seront présentés. Une majorité seront disponibles sur la plateforme de diffusion des RVQC, l’événement s’adaptant ainsi à la pandémie. Voici une poignée de suggestions glanées au sein de la copieuse programmation.

Parmi les primeurs, on est intrigué par Première vague, de Max Dufaud, Kevin T. Landry, Reda Lahmouid et Rémi Fréchette. Et pour cause : ce premier long métrage anthologique produit par Kino Montréal est aussi l’un des premiers à se pencher sur la vie ici en temps de pandémie. Campé en mars 2020 (d’où le titre), le film conte, entre fiction et documentaire, les destins croisés de personnages diversement affectés par l’incertitude covidienne. En ligne dès le 28 avril.

Même intérêt pour Small Talk, de Jérémy Picard, et même contexte pandémique. Cela dit, ce film-ci, un pas de deux amoureux intimiste, s’annonce l’antithèse du précédent, un film choral. On y suit les premiers émois de deux jeunes gens après une rencontre inopinée. Le 1er mai au Quartier latin puis en ligne.

Rattrapage cinéphile

On le sait, les RVQC, c’est surtout l’occasion de faire du rattrapage cinéphile. On reverra ainsi avec plaisir 14 jours 12 nuits, de Jean-Philippe Duval. Anne Dorval brille en femme dont la fille vient de mourir et qui décide d’aller incognito à la rencontre de la mère biologique de l’enfant au Vietnam. En ligne.

Idem pour Les nôtres, de Jeanne Leblanc, dans lequel une petite ville tissée serrée préfère trouver un bouc émissaire lorsqu’un scandale frappe plutôt que de faire face à la vérité. Émilie Bierre est excellente en adolescente qui révèle le laid derrière la façade proprette. En ligne.

Même enthousiasme renouvelé en ce qui concerne Nadia, Butterfly, de Pascal Plante, ou le cheminement intérieur d’une nageuse olympique juste après sa dernière compétition en carrière. En ligne.

Parmi les documentaires, maintes œuvres fortes : Je m’appelle humain, de Kim O’Bomsawin, Errance sans retour, de Mélanie Carrier et Olivier Higgins, Les Rose, de Félix Rose, ou encoreTant que j’ai du respir dans le corps, de Steve Patry. En ligne.

Activités virtuelles

Au rayon des activités, on ne voudra pas manquer la leçon de cinéma de Gabriel Arcand animée par Sophie Cadieux. L’immense acteur (Les Plouffe, Post mortem, Le démantèlement) aura nul doute beaucoup à raconter. Le 29 avril à 17 h, sur la page Facebook des RVQC.

De son côté, l’organisme Réalisatrices équitables convie les internautes à un 5 à 7 virtuel. Cinq ans après la mise en place de mesures visant à atteindre la parité en 2020, réalisatrices, chercheuses et actrices dressent un état des lieux. On lancera également l’outil numérique « L’avant et l’arrière de l’écran ». Le 30 avril à 17 h, sur la page Facebook des RVQC.

À propos de ce cru particulier, la directrice générale de Québec cinéma, Ségolène Roederer, a déclaré : « Depuis maintenant 39 ans, chaque édition des Rendez-vous Québec cinéma célèbre et souligne en grand le talent et le travail de nos artisans et artisanes au moyen de projections, de rencontres et d’événements. Cette mission, l’essence même du festival, prend encore plus de sens à travers la période d’incertitude vécue par l’ensemble de notre société depuis bientôt quatorze mois. »

À noter que Ségolène Roederer a annoncé qu’il s’agira là de sa dernière année à la barre de Québec cinéma. Elle œuvrait au sein de l’organisme depuis 21 ans. Sous son règne, les RVQC, alors les Rendez-vous du cinéma québécois, ont gagné en ampleur, jusqu’à devenir incontournables. Chapeau bas, Madame.

Programmation et informations à rendez-vous.quebeccinema.ca.

À voir en vidéo