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Des films à voir (et à revoir) en famille

Gabrielle Tremblay-Baillargeon
Collaboration spéciale
Image tirée du long métrage <em>La voix du coquillage doré</em>
Photo: Théâtre À l’Envers Image tirée du long métrage La voix du coquillage doré

Ce texte fait partie du cahier spécial Relâche scolaire

Du cinéma qui plaît aux petits comme aux grands, ça existe ? Oui, et des tonnes d’initiatives locales s’activent chaque printemps pour nous faire connaître la crème de la crème des films pour enfants d’ici et d’ailleurs. Voici un tour d’horizon express des festivals à ne pas manquer et, pourquoi pas, quelques suggestions cinéma pour faire changement de La reine des neiges !

Des festivals foisonnants

Du 25 février au 21 mars, le Festival de cinéma en famille de Québec, qui célèbre ses dix ans d’existence, propose une édition « pyjama », qui combinera projections en salle et accès virtuel. La réouverture des salles tombe à pic pour l’événement, qui proposera cette année une programmation locale et internationale d’une dizaine de courts et de longs métrages. Parmi ceux-ci, soulignons Dans la forêt enchantée de Oukybouky, film d’animation norvégien magnifiquement coloré qui traite du vivre-ensemble et du respect de la nature à travers un scénario porté par des animaux résolument attachants. Plusieurs activités complémentaires aux projections sont également au programme, dont une Initiation aux effets spéciaux, un Ciné-concert, un Ciné-vélo et même un Ciné-brunch. COVID-19 oblige, les réservations sont conseillées puisque les places sont limitées !

Pour sa 24e édition, le Festival international du film pour enfants de Montréal se tiendra quant à lui de manière totalement virtuelle. Pourtant, pas question pour ce pilier de la culture familiale de la métropole de faire dans la demi-mesure pour autant. La programmation touffue propose une sélection de plus de 100 productions de tout acabit, dont plusieurs premières mondiales, proposées en ligne du 27 février au 7 mars. Parmi la large sélection, plusieurs productions québécoises sont attendues, notamment des programmes de courts métrages offerts totalement gratuitement, dont un composé entièrement de films du Wapikoni mobile réalisés par des cinéastes autochtones. Également à ne pas rater : le long métrage La voix du coquillage doré, coproduction Québec-France qui rassemble dans un théâtre d’ombres des éléments du folklore de l’ouest de l’Afrique ainsi que des éléments des contes de Hans Christian Andersen, Jouer sur les toits du monde, film iranien où des enfants tentent de jouer au football dans les montagnes, et Oskar & Lily : une enfance réfugiée, production autrichienne qui relate le parcours de deux enfants migrants tchétchènes à la recherche de leur mère.

Photo: Les Films du Losange Image tirée du film Oskar & Lily : une enfance réfugiée

Enfin, à Rimouski, le Carrousel international du film, festival pionnier en son genre dans la province, fêtera ses 38 ans dans une formule hybride, soit partiellement virtuelle et partiellement présentielle. Attention : l’événement se tiendra toutefois après la semaine de relâche, soit du 22 au 28 mars.

Des courts métrages d’ici pour réfléchir ensemble

La plateforme de l’ONF comporte, on le sait, une large sélection de courts métrages canadiens à visionner gratuitement et, surtout, à son rythme. Bien sûr, la collection d’animation, extrêmement touffue, comporte des trésors qui permettront d’ouvrir la discussion sur une panoplie de sujets, comme l’immigration (Jaime Lo, petite et timide), les cultures et traditions autochtones (Maq et l’esprit de la forêt, La légende de Glooscap) ou encore la vieillesse (Une courtepointe pour grand-maman). Les scientifiques en herbe, eux, se réjouiront devant les capsules « Une minute de science, svp ! », qui expliquent en 60 secondes divers phénomènes scientifiques, de la couleur aux aimants, en passant par les éclairs.

En salle et dans son salon

Avec la réouverture des salles annoncée dans toute la province, on peut s’attendre à quelques sorties cinéma juste à temps pour la semaine de relâche. C’est le cas de Félix et le trésor de Morgäa, long métrage d’animation québécois de Nicola Lemay porté par les voix d’une distribution étoilée (Karine Vanasse, Guy Nadon et Marc Labrèche, entre autres). Le film aux accents fantastiques relate les aventures de Félix, 12 ans, qui part à la recherche de son père disparu au large des îles de la Madeleine. La sortie est prévue le 26 février.

Du côté du cinéma sur demande, le très attendu Raya et le dernier dragon, production des studios Disney, prendra l’affiche virtuelle le 5 mars. Dans ce film musical, on suit les traces de Raya, guerrière solitaire qui doit lutter contre une force maléfique qui menace son peuple. Sa mission ? Retrouver le dernier dragon du monde de Kumandra, où jadis vivaient en harmonie humains et créatures mythiques.

Toujours chez Disney, la production Flora et Ulysse fera son apparition sur la plateforme Disney+ le 19 février. Le film basé sur un roman américain à succès de l’autrice Kate DiCamillo (Winn-Dixie, Le conte de Despereaux) suit le parcours d’un écureuil hors du commun et d’une fillette qui l’adopte avant de découvrir ses pouvoirs uniques et surprenants.

Enfin, les plus vieux apprécieront certainement le documentaire américain Stray, qui nous plonge dans le quotidien de trois chiens errants d’Istanbul alors qu’ils côtoient réfugiés syriens, passants cléments et dangers de la rue. Véritable carte postale de la Turquie moderne, le film traverse de manière audacieuse des thématiques actuelles (migration, multiculturalisme, pauvreté) à travers les yeux de ses protagonistes canins. La sortie VSD est prévue le 5 mars.

En rattrapage

Vous avez passé l’année à (re)visionner les mêmes films avec vos enfants ? Profitez de la relâche pour rattraper les sorties familiales de 2020, une cuvée étonnamment alléchante malgré la pandémie. Difficile de passer à côté de la dernière production de Pixar, Âme (exclusivement sur Disney +), une réflexion sur les très denses concepts d’âme, du sens de la vie et de l’existence humaine imaginée par l’équipe qui nous a offert les tout aussi touchants Là-haut et Vice-versa.

Toujours en animation, le long métrage français haut en couleur SamSam promet d’assouvir la soif de rebondissements des tout-petits. SamSam, son minuscule protagoniste en quête de son premier pouvoir de superhéros, se lie d’amitié avec Méga, une camarade de classe au parcours familial mystérieux. Ensemble, ils découvriront les rouages du monde des monstres cosmiques.

Sur Netflix, c’est Bombay Rose, curieuse importation indienne, qui risque de retenir l’attention des plus vieux. Cette histoire d’amour déchirante entre Kamala, tisseuse de guirlandes de jasmin, et Salim, migrant du Cachemire, promet de faire voir Bombay autrement — et dans une somptueuse animation, qui plus est.

Vous préférez les films où l’aventure prédomine ? Ne ratez pas L’appel de la forêt, tiré du roman de Jack London, où un prospecteur d’or tente une traversée du Yukon en compagnie de son seul compagnon, Buck le chien.

Le classique Le jardin secret s’offre lui aussi une énième adaptation au grand écran, toujours porté par des visuels luxuriants. On rappelle le synopsis : une petite fille se lie d’amitié avec un garçon handicapé et, ensemble, ils découvrent un jardin magique qui semble guérir l’enfant.

Enfin, on s’attarde au curieux documentaire My Octopus Teacher : la sagesse de la pieuvre, qui a récolté une présélection aux Oscar, curieux ovni cinématographique intime qui dépeint l’amitié improbable entre un photographe et une pieuvre. Le film est présenté sur Netflix.