Les cinémas ne feront pas relâche

Définitive, la réouverture? Mardi, le premier ministre a déclaré: «Si je ne pensais pas que les cinémas pourront rester ouverts, je ne les ouvrirais pas.»
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Définitive, la réouverture? Mardi, le premier ministre a déclaré: «Si je ne pensais pas que les cinémas pourront rester ouverts, je ne les ouvrirais pas.»

C’est confirmé, les cinémas en zone rouge rouvriront le 26 février. Du côté de l’Association des propriétaires de cinémas du Québec, on pousse un soupir de soulagement. D’autant que la relâche scolaire constitue l’une des périodes les plus payantes du calendrier.

« On a eu des signaux [selon lesquels] les cinémas pourraient rouvrir, mais on n’a eu aucune confirmation avant l’annonce officielle », explique Éric Bouchard, porte-parole de l’Association des propriétaires de cinémas du Québec (APCQ), à laquelle s’est jointe l’ancienne Corporation des salles de cinéma du Québec (CSCQ).

« On a maintenu un contact étroit avec la Santé publique, avec le politique aussi, et on avait fait savoir notre position il y a deux semaines en faveur de l’ouverture en zones rouges. Il faut comprendre que, pour les distributeurs québécois, ce n’est pas tentant de ne sortir un film que dans quelques salles, alors que si toutes les salles sont ouvertes, là, c’est plus intéressant. »

Le port du masque chirurgical sera obligatoire, et le nombre de spectateurs sera limité à un nombre maximal de 250 personnes par salle en respectant une distance de deux mètres entre chacune.

Quant à la question des revenus, Éric Bouchard a cette image évocatrice : « Pour les cinémas, c’est Noël trois fois dans l’année : à Noël, à la relâche scolaire, et pendant les vacances de la construction. »

Déjà des titres

En point de presse, le premier ministre, François Legault, a fait deux suggestions : « Je vous encourage à voir des films québécois, comme La déesse des mouches à feu, d’Anaïs Barbeau-Lavalette, et le film d’animation Félix et le trésor de Morgäa, de Nicola Lemay. »

Les distributeurs de ces deux longs métrages ont confirmé que ceux-ci seraient à l’affiche le 26 février. Éric Bouchard s’attend à d’autres sorties, mais précise qu’avec le maintien du couvre-feu à 20 h en zones rouges et à 21 h 30 en zones orange, la programmation sera « légère ».

« Une des choses positives de la COVID est que l’APCQ a créé un comité de relance avec les distributeurs, afin d’établir un calendrier de sorties ordonné, pour éviter que tout sorte en même temps. On a d’ailleurs une rencontre demain. C’est quand même une bonne occasion de mettre en valeur notre cinématographie. »

Un point d’achoppement demeure, cependant : « On ne pourra pas vendre de nourriture. Or, les concessions comptent pour une part importante de nos revenus. » En soirée mardi, plusieurs propriétaires ont d’ailleurs fait entendre leur mécontentement, certains menaçant de rester fermés.

Définitive, la réouverture ? Mardi, le premier ministre a déclaré : « Si je ne pensais pas que les cinémas pourront rester ouverts, je ne les ouvrirais pas. »

 
 

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