À voir à la télévision le lundi 19 juillet - La loi de la violence

Ceux qui ne connaissent du cinéaste Richard Ciupka que ses adaptations des romans de Dominique Demers, La Mystérieuse Mademoiselle C. et L'Incomparable Mademoiselle C., vont retenir leur souffle devant Le Dernier Souffle. Les personnages angéliques et les bons sentiments cèdent ici la place aux salauds de la pire espèce, ayant beaucoup d'imagination quand vient le temps de régler leurs comptes.

Dans Le Dernier Souffle, l'acteur Luc Picard offrait une nouvelle facette des personnages de flics qu'il pouvait incarner à l'écran, surtout après le succès d'Omertà. Cette fois, l'homme est taciturne et tourmenté, pris dans le tourbillon des problèmes conjugaux, confronté à des collègues américains, dont deux agents du FBI, qui le croient impliqué dans une affaire criminelle.

À la recherche des assassins de son frère, tué par une bande de néonazis, Laurent Vaillancourt (Picard) ignore encore toutes les ramifications de ce meurtre crapuleux. Pour y comprendre quelque chose, il devra renouer avec son père (Julien Poulin), et sa piste le conduira jusqu'au fin fond de l'Arkansas. Au passage, il découvrira à la fois les méthodes expéditives des rednecks de l'Amérique profonde ainsi que celles, encore plus sanguinaires, de la mafia russe.

Le Dernier Souffle ne cherche pas à bousculer les règles du genre policier, les respectant même avec un certain savoir-faire, ayant l'audace de lever le voile sur une organisation criminelle dont l'emprise est bien réelle et qui ne fonctionne pas selon les mêmes codes que son grand frère italien. Parmi les scènes fortes, une, dont les créateurs du Dernier Souffle confirment l'authenticité, trottera longtemps dans la tête du spectateur. Dans un bar louche, le décor est composé de femmes-tables, pauvres filles forcées d'être à moitié nue et de porter sur le dos une plaque de verre... Malheureusement pour lui, Laurent Vaillancourt n'a encore rien vu...

Le Dernier Souffle

Radio-Canada, 20h