En avant (V.F. de Onward)

Après avoir reçu un bâton magique de leur père décédé, deux frères elfes issus d’un monde dénué de merveilleux partent en quête d’une pierre enchantée. L’un est timoré, l’autre, intrépide et féru de jeux de rôles. D’ailleurs, le film est un croisement entre Donjons et Dragons et du Spielberg des années 1980, décennie ici ratissée à la Stranger Things. Or, ça manque de tension : à chaque péril, le scénario sort un nouveau sortilège de son chapeau pour sauver la mise. Et il n’y pas d’antagoniste (le beau-père aux trousses est gentil). L’équipée parallèle de la mère et d’une manticore est en outre mal rattachée. Lors de l’affrontement final, un désir louable d’impartir un morceau de la victoire à chacune et chacun se solde par une séquence décousue, car tiraillée entre maints enjeux. Restent l’humour, les clins d’oeil, et cette belle relation fraternelle dont les héros découvrent en chemin la profondeur. C’est du Pixar; la technique est donc « sur la coche ».

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Horaire en salles
 

En avant (V.F. de Onward)

★★ 1/2

Animation de Dan Scanlon. États-Unis, 2020, 103 minutes.