Deux courts métrages québécois primés à Berlin

Le court métrage «Goodbye Golovin», réalisé par Mathieu Grimard, met en scène un adolescent libéré par la mort de son père.
Photo: Ariel Methot Le court métrage «Goodbye Golovin», réalisé par Mathieu Grimard, met en scène un adolescent libéré par la mort de son père.

Dans la section Generation 14plus, les courts métrages québécois ne seront pas passés inaperçus. Ainsi, le magnifique Clebs (Mutts), de Halima Ouardiri, cinéaste d’origine marocaine, a remporté vendredi l’Ours de cristal du meilleur court métrage de la section ainsi que le prix spécial du jury international pour le meilleur court métrage.

Cette exploration tout en sons, en couleurs en mouvements d’un groupe de chiens en attente d’adoption à Agadir tient de la chorégraphie d’une communauté animale recluse et solidaire, qui n’est pas si éloignée des comportements humains.

Quant à Goodbye Golovin, de Mathieu Grimard, il a reçu une mention spéciale dans cette catégorie pour sa plongée existentielle dans la vie d’un adolescent, soudain privé de père, en route vers sa libération. La beauté de la mise en scène, sa fluidité, ses fragments de souvenirs nourris de sensations lancinantes comme l’interprétation fine d’Olexandr Rudinskiy ont fortement impressionné le jury.

C’est dans cette section que concourait La déesse des mouches à feu, d’Anaïs Barbeau-Lavalette, reparti bredouille au palmarès. L’Ours de cristal du meilleur long métrage dans cette section Generation 14plus a été attribué à Notre-Dame du Nil,d’Atiq Rahimi, une production France-Belgique/Rwanda, abordant en 1973, le quotidien de jeunes Rwandaises confrontées aux fractures du pays.