The Call of the Wild (v. f. : L’appel de la forêt)

Parmi les oeuvres de Jack London, The Call of the Wild est sans aucun doute son roman le plus célèbre, et le plus souvent adapté au cinéma. En quoi cette nouvelle variation signée Chris Sanders (How to Train Your Dragon, The Croods) représente-t-elle une nécessité ? Les possibilités technologiques créent ici une alliance à la Roger Rabbit, les êtres humains côtoyant des animaux, dont Buck, le chien héros de cette histoire, en version numérisée. En fait, cet appel de la nature sauvage, celle du Yukon à l’époque de la ruée vers l’or, affiche un aspect préfabriqué, ajoutant ainsi à l’ennui des acteurs, certains ne tentant même pas de le dissimuler, alors que d’autres simulent un excès d’enthousiasme (Omar Sy en postier d’origine québécoise, cherchez l’erreur). Pour accompagner ce valeureux chien dans ses aventures trépidantes, et identitaires, Harrison Ford apparaît comme un compagnon d’infortune, figure mélancolique, mais surtout à l’image, aseptisée, de cette entreprise où même la neige sent le carton-pâte.

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The Call of the Wild (v. f. : L’appel de la forêt)

★★ 1/2

Aventures de Chris Sanders. Avec Harrison Ford, Omar Sy, Cara Gee, Dan Stevens. États-Unis, 2020, 100 min.